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« duc de Bourgogne ? » Elle fut bien confuse,s’agenouilla et demanda pardon pour son défautd’esprit et de connaissance. « Levez-vous, lui<r dit doucement le Duc, je vois avec plaisir le« respect que vous avez pour le gouverneur que« je vous ai donné. J’aurai soin de vous et vous« ferai du bien. »
Outre les affaires de ses provinces, le Duc con-tinuait à suivre ses grands projets. Pendant leséjour de deux mois environ qu’il fit à la Haye ,il reçut les ambassadeurs de toute la chrétienté.Les ducs de Clèvcs et de Juliers , l’évêque deLiège , tous les princes et les prélats des Étatsvoisins vinrent lui rendre leurs devoirs et aug-menter l’éclat de sa cour. Le duc Adolphe de Gueldre , qui avait mis son père en prison, vintaussi trouver le Duc; on ne put encore cette foisterminer un différent si scandaleux. Il s’occupaaussi de faire rentrer sous sa seigneurie de Hol-lande des domaines qu’il prétendait que l’évêcliéd’Utrecht avait usurpés. Les Frisons, qui n’avaientjamais ohéi au pouvoir d’aucun prince, et qui seu-lement payaient un léger tribut au Duc commecomte de Hollande, reçurent l’ordre de convoquerleurs États à Enckuysen pour y entendre les pro-positions qui leur seraient faites en son nom.