169
s’il aurait la guerre à soutenir tout de suite, ets’il serait à la Cois attaqué par le roi Louis et parune armée que les Anglais pourraient envoyer àCalais . Déjà la garnison commençait à faire descourses dans le pays de Boulogne. Le Duc or-donna qu’on saisît des marchandises appartenantaux Anglais qui se trouvaient à Gravelines , et en-voya le sire Philippe de Comincs 1 au lieutenantde Calais , pour s'informer des moyens de main-tenir la paix. La campagne était déjà couverte depillards anglais , et le sire de Comincs n’avaitd’autre saul-conduit qu’une bague, au moyen delaquelle sir John Wenloch reconnaissait les mes-sagers que le Duc lui envoyait secrètement; maisnul prince ne se souciait moins des périls où ilpouvait mettre ses serviteurs. Le sire de Cominesétait prudent et avisé, il se hâta d’écrire à sir JohnWenloch, et ayant reçu un passe-port, il arrivaà Calais .
Tout y était changé : la garnison, sir John lepremier, portaient maintenant un petit hâtonnoueux en argent sur leur chapeau, et il n’étaitplus question de la rose blanche. A la premièrenouvelle de ce qui se passait en Angleterre,
1 Comincs.