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Tome IX.
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1)E LA HEINE MARGUERITE (M71). 237

leurs promesses et aux espérances qu’ils fon-daient sur le nombre et la puissance des amis dela maison de Lancastre.

En effet, en peu de jours ils réunirent, auxtroupes que sir John Wenloch et le prieur deSaint-Jean avaient amenées de Calais et de France ,les débris de l’armée du comte de Warwick etd’autres renforts, que les seigneurs de leur partiassemblèrent chacun dans son canton. Le comtede Pembroke devait surtout lever beaucoup degens dans la principauté de Galles, où il avaitune grande puissance ; car il se nommait Tudor ,et descendait des anciens princes du pays. Leduc de Somerset , qui commandait l’armée demadame Marguerite et d’Édouard de Lancastre,résolut d’aller au-devant des forces que devaitamener le comte de Pembroke, et il se dirigea dece côté.

Le roi Édouard ne perdit point de temps etmarcha diligemment pour s’opposer à ce dernieret redoutable effort de ses ennemis. Le duc deSomerset était déjà arrivé à Tewksbury, sur laSaverne , et se préparait à passer la rivière poursuivre sa route vers le pays de Galles . La reine,qui n’avait pas une autre pensée que de sauverson fils, voulait qu’on hâtât d’autant plus ce pas-