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dit seigneur de Guyenne pour en faire telle et sigrande vengeance qu’il plaira à Dieu , tant contreJe roi que contre tous ceux qui voudront le sou-tenir ou favoriser d’une manière quelconque danssa cruauté. »
Ces lettres furent envoyées dans toutes lesvilles' et États du duc de Bourgogne , meme àplusieurs bonnes villes de France ; mais ellesn’émurent personne ’ et ne donnèrent pas un par-tisan de plus ni à lui ni h la cause des princes.Le temps était passé où les peuples prenaientles querelles des grands seigneurs; on se souve-nait d’en avoir cruellement souffert, sans en re-tirer nul avantage : chacun voyait qu’il ne s’a-gissait en rien du bien commun. Les libertés etprivilèges des villes étaient perdus; on n’assem-blait plus les États du royaume, et, contre ledroit et la coutume, on imposait de nouvelles etexcessives taxes, sans quelles eussent été con-senties. L’établissement des compagnies d’ordon-nance avait été fort salutaire, en donnant unemeilleure discipline aux gens de guerre ; mais lepouvoir des princes en était devenu beaucoup