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Tome IX.
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COXTKE LC KOI (1-472).

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dit seigneur de Guyenne pour en faire telle et sigrande vengeance quil plaira à Dieu , tant contreJe roi que contre tous ceux qui voudront le sou-tenir ou favoriser dune manière quelconque danssa cruauté. »

Ces lettres furent envoyées dans toutes lesvilles' et États du duc de Bourgogne , meme àplusieurs bonnes villes de France ; mais ellesnémurent personne et ne donnèrent pas un par-tisan de plus ni à lui ni h la cause des princes.Le temps était passé les peuples prenaientles querelles des grands seigneurs; on se souve-nait den avoir cruellement souffert, sans en re-tirer nul avantage : chacun voyait quil ne sa-gissait en rien du bien commun. Les libertés etprivilèges des villes étaient perdus; on nassem-blait plus les États du royaume, et, contre ledroit et la coutume, on imposait de nouvelles etexcessives taxes, sans quelles eussent été con-senties. Létablissement des compagnies dordon-nance avait été fort salutaire, en donnant unemeilleure discipline aux gens de guerre ; mais lepouvoir des princes en était devenu beaucoup

' Pièces de Comines et de lHistoire de Bourgogne .2 Comines .