l'OUK LA DÉFENSE DU ltOYAUME (1172). 311
nombreuse garnison, alin d’arrêter l’ennemilong-temps et de l’empêcher d’aller plus loiu. Dèsqu’il avait su les massacres et les ravages desBourguignons, il s’était cependant hâté d’envoyerdes troupes de ce coté.
« Monsieur le grand-maître, écrivait-il à Dam-marlin, j’ai été averti comment, pendant la trêve,le duc de Bourgogne a pris Nesle et tué tous ceuxqu’il a trouvés dedans; de laquelle chose je désirebien être vengé. Et pour ce, je vous ai fait aver-tir, alin que si vous trouvez moyen de lui rendrela pareille dans son pays, vous le fassiez partoutoù vous pourrez, sans y rien épargner. J’ai bienespérance que Dieu nous aidera à nous venger,attendu les meurtres que le duc de Bourgogne afait faire, tant dans l’église qu’ailleurs, de gensqui avaient sûreté et confiance dans les conditionsaccordées. Angers , 19 juin 1472. »
Ce fut h Compiègne que se rendit Dammarlin.s Gardez-la bien, écrivait le roi; c’est une bonneplace : qu’on désempare celles qui ne sont pastenables, afin que les gens d’armes ne s’y perdentpoint. Au plaisir de Dieu et de Notre-Dame , nousrecouvrerons bien tout après. Monsieur le grand-maître, je vous prie d’aviser au moyen de frapperquelque bon coup sur le duc de Bourgogne , si