DES FILLES DL KOI (1475;.
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vaient aussi. On convint seulement que de nou-veaux pourparlers s’ouvriraient h Compiègne .
Le pape Sixte IV , bientôt après son exalta-tion, avait pensé qu’il était de son devoir, commecher de la chrétienté, de tenter tous les effortspour rétablir la paix entre des princes si puis-sans. Outre l’effusion du sang et les désordres dela guerre, que le Saint-Père avait à cœur de fairecesser, il ne pouvait voir sans crainte et sansdouleur les Turcs s’avancer toujours vers l’Occi-dent et conquérir toute la Grèce , sans que lessouverains chrétiens se détournassent un mo-ment de leurs intérêts et de leurs projets ambi-tieux, pour défendre la croix contre les infidè-les. Vers la lin de l’année 1472, le cardinalBessarion avait été nommé légat et chargé de serendre auprès du roi, du duc de Bourgogne etdu duc de Bretagne '. Nul dans le sacré collègen’avait une plus grande renommée que ce saintcardinal; il était de la nation grecque, et, lorsdu concile de Florence, il s’était uni à l'Égliseromaine. A plus d’une élection, on avait songéà le nommer pape. Sa piété, ses bonnes moeurs,sa science, son habileté h parler, ce qu’il pou-
' Brantôme. — Lettres du cardinal de Pavic. — Addition à l’Iiis-toirc de Louis XI , par Naudc.