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Tome IX.
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1,eMPËKEUI!

lempereur, avec mademoiselle de Bourgogne senégociait toujours, et la maison dAutriche avaitinteret h ménager le duc Charles. Les propo-sitions du roi nétaient point rejetées, maistenues en réserve pour les admettre selon loc-casion.

Peu après, lempereur, se rendant à lentrevuequil devait avoir avec le duc de Bourgogne ,avait pris sa roule par Baie. Ce ne fut pas sansune extrême méfiance quil fut reçu dans la ville.Sa milice prit les armes; elle avait demandé auxautres communes suisses une garnison de huitcents hommes. Tout était prêt pour lui porterun prompt secours en cas de besoin. Lempereurse montra doux et courtois envers les gens deBàle et les Suisses ; rien dans ses discours nan-nonça ni haine ni menace. Pierre de Hagenbach vint le trouver en grand appareil ; il était accom-pagné de quatre-vingts hommes darmes, por-tant sa livrée grise et blanche sur laquelle étaitbrodé un jeu de dés, avec ces mots : « Je passe »,comme pour signifier quil attendait la chancefavorable. Ses discours étaient plus hautains quejamais. La conquête de la Gueldre , quachevaitalors son prince, semblait accroître son audaceet son insolence. 11 se plaignait publiquement de