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ENTRÉE DU DUC
dinal Raulin, évêque d’Autun . Il se mit en mar-che, et au pont de Chièvres le clergé et le cha-pitre de Saint-Benigne vinrent lui apporter lessaintes reliques à baiser ; puis il remonta à che-val et se plaça sous un dais de drap d’or soutenupar les sires Louis de Châlons, Charles de Beauf-frcmont, Jean de Tcrnant et Gui de la Baume.Depuis le pont de Chièvres jusqu’à la porte de laville, on avait dressé une suite d’échafauds. Ilsportaient des représentations tirées des saintesÉcritures, et des personnages allégoriques te-nant à la main des rouleaux de parchemin, oùse lisaient des citations des psaumes, toutes rela-tives à la circonstance, toutes à la louange duDuc. L’histoire de Gédéon n’était pas oubliée ;en de telles occasions elle servait toujours àcélébrer l’ordre de la Toison. On le voyait à latête de ses hommes d’armes, et faisant porterdevant lui sa bannière avec la devise : GladiiisDomini et Gedeonis, tandis que les Madianitess’enfuyaient. Un ange tenait un rouleau où onlisait : Dominus tecian, virorum fortissimo.
Le Duc descendit à Saint-Benigne ; il alla d’a-bord faire sa prière à l’autel, puis s’assit sur uneestrade élevée et sous un dais. Alors l’abbé deCiteaux fit un discours au nom des États du du-