Band 
Tome IX.
Seite
438
JPEG-Download
 

438

HEI’OjNSE

le Duc n’a pas vu qu’il ait entrepris aucune chosesur vous ni grevé aucun de vos gens. S’il enétait averti, il ne le voudrait pas souffrir, au con-traire , il le corrigerait et lui ferait réparer sonméfait. Monsieur le Duc a meme commis desgens pour ouïr et recevoir toutes les plaintes quel’on en voudra faire ; s’il trouve que ledit Hagen-bach ou quelque autre de ses officiers aient mé-susé en aucune façon, il fera punir et corrigersesdits officiers, de quelque état qu’ils soient, detelle façon que vous apercevrez qu’il est princede justice, et qu’il veut rendre à chacun sondroit : ce qui est un des grands et singuliers dé-sirs qu’il ait.

« Quelque rapport ou langage qui vous ait ététenu, mondit sieur le Duc a su au contraire quedepuis qu’il a entre ses mains les pays de Haute-Alsace et de Ferette , vous y avez été en plus grandepaix et sûreté que jamais ; tandis qu’auparavant,lorsqu’il vous fallait passer par lesdits pays, ilvous fallait des saufs-conduits, encore couriez-vous de grands dangers; maintenant les cheminsvous sont ouverts, et chacun peut aller quérirblé, vins , vivres et toutes autres marchandises,à votre grand prolit ; car le pays est sûr pourtous les passans, comme sont les autres pays denotredit redouté seigneur. »