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le Duc n’a pas vu qu’il ait entrepris aucune chosesur vous ni grevé aucun de vos gens. S’il enétait averti, il ne le voudrait pas souffrir, au con-traire , il le corrigerait et lui ferait réparer sonméfait. Monsieur le Duc a meme commis desgens pour ouïr et recevoir toutes les plaintes quel’on en voudra faire ; s’il trouve que ledit Hagen-bach ou quelque autre de ses officiers aient mé-susé en aucune façon, il fera punir et corrigersesdits officiers, de quelque état qu’ils soient, detelle façon que vous apercevrez qu’il est princede justice, et qu’il veut rendre à chacun sondroit : ce qui est un des grands et singuliers dé-sirs qu’il ait.
« Quelque rapport ou langage qui vous ait ététenu, mondit sieur le Duc a su au contraire quedepuis qu’il a entre ses mains les pays de Haute-Alsace et de Ferette , vous y avez été en plus grandepaix et sûreté que jamais ; tandis qu’auparavant,lorsqu’il vous fallait passer par lesdits pays, ilvous fallait des saufs-conduits, encore couriez-vous de grands dangers; maintenant les cheminsvous sont ouverts, et chacun peut aller quérirblé, vins , vivres et toutes autres marchandises,à votre grand prolit ; car le pays est sûr pourtous les passans, comme sont les autres pays denotredit redouté seigneur. »