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Tome IX.
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le Duc na pas vu quil ait entrepris aucune chosesur vous ni grevé aucun de vos gens. Sil enétait averti, il ne le voudrait pas souffrir, au con-traire , il le corrigerait et lui ferait réparer sonméfait. Monsieur le Duc a meme commis desgens pour ouïr et recevoir toutes les plaintes quelon en voudra faire ; sil trouve que ledit Hagen-bach ou quelque autre de ses officiers aient-susé en aucune façon, il fera punir et corrigersesdits officiers, de quelque état quils soient, detelle façon que vous apercevrez quil est princede justice, et quil veut rendre à chacun sondroit : ce qui est un des grands et singuliers dé-sirs quil ait.

« Quelque rapport ou langage qui vous ait ététenu, mondit sieur le Duc a su au contraire quedepuis quil a entre ses mains les pays de Haute-Alsace et de Ferette , vous y avez été en plus grandepaix et sûreté que jamais ; tandis quauparavant,lorsquil vous fallait passer par lesdits pays, ilvous fallait des saufs-conduits, encore couriez-vous de grands dangers; maintenant les cheminsvous sont ouverts, et chacun peut aller quérirblé, vins , vivres et toutes autres marchandises,à votre grand prolit ; car le pays est sûr pourtous les passans, comme sont les autres pays denotredit redouté seigneur. »