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Tome X.
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l'KOCÈS

lences faites aux gens de Mulhausen et aux mar-chands de Bâle .

Pour suivre toutes les formes de la justice, onavait donné un avocat à laccusé : « Messire Pierrede Hagenbach, dit-il, ne reconnaît dautre jugeet dautre seigneur que monseigneur le duc deBourgogne , dont il avait commission et recevaitles commandemens. Il navait nul droit de con-trôler les ordres quil était chargé dexécuter, etson devoir était dobéir. Ne sait-on pas quellesoumission les gens de guerre doivent à leurseigneur et maître? Croit-on que le landvogt demonseigneur le Duc eût à lui remontrer et à luirésister? Et monseigneur na-t-il pas ensuite, parsa présence, confirmé et ratifié tout ce qui avaitété fait en son nom? Si des impôts ont été deman-dés, cest quil avait besoin dargent. Pour lesrecueillir il a bien fallu punir ceux qui se refu-saient à payer. Cest ce que monseigneur le Duc,et même lempereur, quand ils sont venus, ontreconnu nécessaire. Le logement des gens deguerre était aussi la suite des ordres du Duc.Quant à la juridiction de Brisach, le landvogtpouvait-il souffrir celte résistance ?

« Enfin, dans une affaire si grave, il y vade la vie, convient-il de produire comme un-