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l'KOCÈS
lences faites aux gens de Mulhausen et aux mar-chands de Bâle .
Pour suivre toutes les formes de la justice, onavait donné un avocat à l’accusé : « Messire Pierrede Hagenbach, dit-il, ne reconnaît d’autre jugeet d’autre seigneur que monseigneur le duc deBourgogne , dont il avait commission et recevaitles commandemens. Il n’avait nul droit de con-trôler les ordres qu’il était chargé d’exécuter, etson devoir était d’obéir. Ne sait-on pas quellesoumission les gens de guerre doivent à leurseigneur et maître? Croit-on que le landvogt demonseigneur le Duc eût à lui remontrer et à luirésister? Et monseigneur n’a-t-il pas ensuite, parsa présence, confirmé et ratifié tout ce qui avaitété fait en son nom? Si des impôts ont été deman-dés, c’est qu’il avait besoin d’argent. Pour lesrecueillir il a bien fallu punir ceux qui se refu-saient à payer. C’est ce que monseigneur le Duc,et même l’empereur, quand ils sont venus, ontreconnu nécessaire. Le logement des gens deguerre était aussi la suite des ordres du Duc.Quant à la juridiction de Brisach, le landvogtpouvait-il souffrir celte résistance ?
« Enfin, dans une affaire si grave, où il y vade la vie, convient-il de produire comme un vé-