t)K HACENBACH (1474).
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« Le dépouille de ton collier, chaîne d’or, an-« neau, poignard, éperon, gantelet. » Il les luiprit et lui en frappa le visage, et ajouta : Che-« valiers, et vous qui désirez le devenir, j’es-« père que cette punition publique vous servira« d’exemple, et que vous vivrez dans la crainte« de Dieu , noblement et vaillamment, selon la« dignité de la chevalerie et l’honneur de votre« nom. » Enfin Thomas Schutz, prévôt d’Ein-sisheim et maréchal de cette commission de ju-ges, se leva, et s’adressant au bourreau, lui dit :« Faites selon la justice. »
Tous les juges montèrent à cheval ainsiqu’Hermann d’Eptingen. Au milieu d’eux mar-chait Pierre de Hagenbach entre deux prêtres.C’était pendant la nuit. Des torches éclairaientla marche ; une foule immense se pressait autourde ce triste cortège. Le condamné s’entretenaitavec son confesseur d’un air pieux et recueilli,mais ferme, se recommandant aussi aux prièresde tous ceux qui l’entouraient. Arrivé dans uneprairie devant la porte de la ville, il montasur l’échafaud d’un pas assuré ; puis, élevant lavoix : «Je n’ai pas peur delà mort, dit-il, encore« qucjenel’attendissepasdecettesorte, mais bien« les armes h la main ; ce que je plains, c’est tout