22
COLLUE
de la chrétienté, vous pouvez penser que je vousporte une plus haute estime qu’à toutes autrescommunautés ou princes. »
Mais quand il eut appris la mort du sire deHagenbach, qu’il aimait par-dessus tous ses au-tres serviteurs, qui s’était dévoué à toutes ses vo-lontés , qui était conforme à tous ses penchans,il entra dans une colère aveugle et insensée. Ledanger devenait grand pour sa puissance ; iln’avisa néanmoins en aucune façon à le diminuerni à faire sa paix avec les Suisses . Cela eût sansdoute été facile, car il avait chez eux un fortparti, et l’on craignait de se mettre en guerreavec lui. Au contraire, il s’obstina dans le projetde devenir maître des bords du Rhin et de tousles pays qui touchaient la Suisse . Étienne deHagenbach s’était rendu près de lui pour deman-der vengeance de la mort de son frère 1 ; il la luipromit pleine et entière, et mit aussitôt des trou-pes à ses ordres pour commencer la guerre enAlsace .
Il donna en même temps une marque encoreplus grande de sa fureur. Henri de Wurtem-berg , fils du comte régnant Ulric de Wurtem-
1 SpccMin.