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l’archevêché de Cologne, sur l’Allemagne , étaientdes motifs suffisans pour expliquer ses grandspréparatifs. Toutefois le roi n’omettait aucuneprécaution alin de susciter à son ennemi le plusd’obstacles et d’embarras qu’il pouvait. Il s’oc-cupait à resserrer de plus en plus son allianceavec les Suisses , et leur union avec le duc Si-gismond'. 11 s’efforçait de détacher du duc deBourgogne le duc René de Lorraine ; pour cela,il lui faisait remontrer que le Duc avait résolu des’emparer de tous ses États; que nul princen’était en sûreté contre un orgueil si intraitableet une telle convoitise de puissance; que le roi deFrance honorerait bien plus la noblesse de samaison, protégerait bien mieux sa jeunesse, etpourrait faire de lui un des plus grands person-nages du royaume; qu’il empêcherait le roi René,son aïeul, de le déshériter en faveur du duc deBourgogne , ainsi que le projet en avait été for-mé; enlin, qu’appartenant à la fois à la France eth l’empire d’Allemagne , environné par l’alliancequi s’était formée entre les Suisses et les paysd’Alsace et des bords du Rhin , il n’aurait rien h
1 Comincs. — Histoire tic Lorraine — Histoire tic Bourgogne.— Muller. - De Troy.