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LETTllE DU KOI
ses cent lances, les vôtres, celles du Dauphiné,celles du capitaine Odet et les trois mille archers,vous serez assez de gens pour, au plaisir deDieu , brûler et faire le dégât dans tout leur pays,prendre les plus méchantes places, les abattre,brûler ou démolir. Le Beauvoisien que je vousenvoie vous dira le surplus. Adieu, monsieur legouverneur ; je vous prie de me faire savoir devos nouvelles. — Écrit à Senlis , le 9 d’avril1474. »
Les choses se passèrent comme le roi l’avaitespéré. Il retint les ambassadeurs à Paris , sansleur laisser entamer aucune négociation. Lors-que, lassés d’être ainsi le jouet du roi, ils eurentrepris leur route vers l’Espagne , on les arrêtaau Pont-Saint-Esprit , et ils furent, sans nul pré-texte plausible, ramenés à Lyon . De là ils écrivi-rent pour se plaindre d’une telle violation dudroit des gens. Le sire de Gaucourt, gouverneurde Paris , fut envoyé de la part du roi pour leurfaire excuse, et enfin il leur fut permis de conti-nuer leur chemin. En Languedoc , ils trouvèrentencore nouveaux obstacles; et le peu de sûretéqu’il y aurait eu pour eux à traverser l'armée dusire de Daillon les retarda long-temps encore.
Pendant ce temps-là, cette armée avait eu tout