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Tome X.
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NÉGOCIATIONS DU KOI

« déjà des traités avec le duc de Bourgogne , mieux« vaudrait ne contracter alliance avec aucun« prince ou seigneur. »

Mais les plus habiles, ceux qui, comme Nicolasde Diesbacli, avaient voyagé hors du pays, quiavaient vu la cour des princes et des rois, quiavaient assisté h leurs conseils, parlèrent de touteautre sorte : « Voilà, disaient-ils, que le plus« grand roi de la chrétienté veut faire de notre

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« vaillance et loyauté le plus ferme appui de sa« puissance. Ce sera aussi notre sûreté ; par« notre repos et nos libertés seront mieux ga-« rantis que jamais. 11 ne faut pas croire que parce« nous serons à ses gages il deviendra notre maî-« tre. Les gens qui manient la hallebarde comme« nous nont jamais de maître. Ceux dont onabe-« soin sont toujours estimés à leur valeur; on ne« les paie pas, ce sont eux qui lèvent tribut. Vous« voyez ce que nous avons gagné à être de vaillans* hommes, sachant bien défendre nos libertés, re-« nommés pour la guerre, fidèles à nos alliances:« lempereur et les rois nous traitent avec cour-« loisie; le pape nous bénit, les communes nous« aiment. Mais si nous nous laissions gagner et« amollir par la richesse, par le négoce, par les& façons dissolues de vivre des autres pays ; si nos