HATAI IXE
7 G
Le combat ne dura guère. Le désordre et ledésespoir se mirent parmi les Bourguignons.Leur cavalerie prit la fuite comme leur infante-rie. « Nous ne pouvons les atteindre : à vous« maintenant * ! criaient les Suisses aux cava-liers de l’armée, qui n’avaient encore pris aucunepart au combat. Pour lors les hommes d’armesautrichiens et les nobles de Souabe commencéecèrent à se lancer à la poursuite des fuyards.
« Chevauchez hardiment, chers seigneurs, leur« criaient les Suisses , nous sommes là pour vous« soutenir. »
La déroute fut complète et sanglante ; la cava-rie des alliés n’éprouva aucune résistance, et ar-riva jusqu’à Passa vent, où la veille s’était réuniel’armée du comte de Romont . Les bagages et lesmunitions furent pillés; le feu fut mis au village ;l’avoyer Scliarnachtal sauva les chariots d’artille-rie et une grosse couleuvrine qui fut menée entriomphe h Berne. Benoist Conrard, de Soleure ,l'apporta la bannière du seigneur de Liesle, qu’ilavait prise de sa main. Le carnage avait été grand ;plus de deux mille hommes restèrent sur lechamp de bataille; de huit cents habitans deFaucogney , qui passaient pour les plus vaillansde la Comté, il n’en revint qu’un sur dix. Les