DE NEE SS (1478).
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ménager personne, pas même les gens d’église.Les Suisses envahissaient la Comté; le duc deLorraine entrait dans le Luxembourg qu’il trou-vait sans nulle défense. Le roi allait se mettre encampagne, et ni l’Artois ni le duché de Bour-gogne n’étaient munis des forces suffisantes pourlui résister.
En outre, le roi d’Angleterre avait achevé sespréparatifs; il allait, selon sa promesse, des-cendre en France . Lord Scales, son beau-frère,était venu au camp et pressait le Duc de quitterce malheureux et inutile siège. Rien n’entamaitson obstination ; il semblait que Dieu lui eût trou-blé le sens et l’entendement. Toute sa vie il avaittravaillé h faire passer les Anglais en France ;maintenant ils y allaient descendre; le duc deBretagne allait se déclarer : tout était prêt; iltouchait au moment qu'il avait tant désiré, et ilperdait son temps, son armée et ses finances de-vant une misérable ville, qu’encore ne pouvait-ilpas prendre.
Bon gré, mal gré, l’empereur s’était enfinavancé. Dès le 20 mars, il était à Cologne . Enfinles contingens des villes et communes commen-çaient à arriver, descendant le Rhin dans degrands bateaux et avec de copieuses provisions