retour ni: duc
1 92
rien n’était omis pour bien disposer l’esprit desAnglais .
Après quelques jours, tout fut réglé, et il futdit que les traités seraient signés par les deux roisdans une entrevue qu’ils devaient avoir, et dontles sires d’Argenton et du Bouchage furent char-gés de choisir le lieu, de concert avec lord Howardet sir Thomas Saint-Léger.
Cependant le duc de Bourgogne , voyant queréellement la paix allait se faire, revint en hâtede Valenciennes 1 où il était depuis six jours, afinde s’opposer, s’il en était temps encore, à cetraité qui ruinait toutes ses espérances. Il arriva,avec une suite de seize chevaux seulement, aucamp du roi Édouard. Ce prince le voyant entrersoudainement en son logis, avec une mine toutecourroucée, lui demanda quel motif l’amenait,et pourquoi ce retour subit. « Je viens pour vousparler », répondit le Duc. « Est-ce en public ou« en particulier? » dit le roi d’Angleterre sanss’émouvoir. « Est-il véritable que vous avez fait« la paix? — Oui, mon frère, » reprit le roi, «j’ai« conclu une trêve pour sept années, et vous y« serez, si telle est votre volonté, compris ainsi
1 Chronique à la suite de Corning.
— Hollinshcd — Connues.