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refusé de se trouver h cette entrevue. Le roiÉdouard était vêtu de drap d’or, ainsi que troisou quatre de sa suite; il avait sur la tête une bar-rette de velours noir, ornée d’une Heur de lis endiamans. C’était le plus bel homme de son temps,bien que n'étant plus jeune il commençât un peuà engraisser. Arrivé à quatre ou cinq pas de labarrière, il se découvrit, puis salua en s’inclinantet ployant le genou presque jusqu’à terre. Le roide France était déjà à la barrière; il lit aussi unerévérence profonde, puis les deux princes s’em-brassèrent à travers les barreaux, le roi d’Angle-terre s’inclinant encore.
« Monsieur mon cousin, dit le roi de France ,
« soyez le très-bien venu ; il n’y a homme au« monde que je désirasse tant voir que vous ; Dieu « soit loué de ce que nous sommes assemblés à si« bonne intention. »
Le roi d’Angleterre répondit en français etavec grande courtoisie. Puis l’évêque d’Ély , chan-celier d’Angleterre, commença un long discourspour exposer le sujet de l’entrevue, célébra lesbienfaits de la paix, et parla beaucoup d’une pro-phétie qui, disait-il, annonçait qu’en ce lieu dePecquigny une grande paix devait être conclueentre la France et l’Angleterre; car les Anglais