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TllÈVE ENTRE LE ROI
avoir refusé sa trêve, en négociât maintenant uneautre, et envoya sir Thomas Montgomery au roide France pour lui proposer une alliance contrele Duc, comme leur commun ennemi. Il aurait,disait-il, repassé la mer avec son armée, pourvuque le roi payât la moitié de la dépense, et le dé-dommageât de la perle qu’il éprouverait sur lagabelle des laines à Calais . Une telle offre était unsujet plutôt de crainte que de contentement pourle roi ; il était trop heureux que les Anglais eussentrepassé la mer, pour songer à les faire revenir. Ilrépondit que la trêve ne serait pas autre que cellede Pecquigny, que seulement le Duc en voulaitavoir des lettres à part.
Le 13 septembre, quinze jours après l’entrevuedes deux rois, le duc de Bourgogne signa au châ-teau de Soleure, entre Luxembourg et Montmédy ,une trêve de neuf années. Chacun gardait les villeset pays qu’il tenait au moment des conférences deBovines ; le commerce et la libre communicationentre les sujets des deux princes étaient garantis;une abolition avec restitution de biens était ac-cordée de part et d’autre, sauf que le duc deBourgogne exceptait Baudoin, bâtard de Bour-gogne , les sires de Croy, seigneur de Renti,Jean de Chassa et Philippe de Comines ; des