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PllOCÈS
cl un élu de la ville de Paris y assistaient. 11 luttrès-long; les charges étaient nombreuses, lais-saient peu d’excuse, et ne comportaient guère dedénégations. Le roi d’Angleterre, le duc de Bour-gogne , le duc de Bourbon avaient remis ses lettreset ses scellés ; le duc Charles de Calabre avait prisdu roi, peu de jours auparavant, des lettres d’a-bolition, et avait déclaré toutes les intelligencesdu connétable avec lui et le roi René, ainsi quetout ce qu’il savait des messages envoyés à laduchesse de Savoie , au comte de Genève, auduc de Milan, au comte de Bresse , au duc deNemours .
Le connétable confessa toutes ses secrètes pra-tiques pour entretenir la discorde entre le roi etle feu duc de Guyenne, son alliance avec le ducde Bourgogne , la promesse qu’il lui avait donnéede faire toujours reculer l’armée lorsqu’on luiferait la guerre, ses efforts inutiles pour entraî-ner le duc de Bourbon, ses intelligences avec leroi d’Angleterre, et comment, dans le tempsde monsieur de Warwick, il n’avait rien fait de ceque le roi lui avait ordonné ; comment, deux joursaprès sa réconciliation avec le roi, il avait faitassurer le duc de Bourgogne de compter toujourssur lui; comment il avait détourné de tout son