DE GHANSOX (1470).
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Suisse. « Alors on pouvait toujours résister; main-« tenant on avait affaire h une telle puissance,« que c’était folie de conserver quelque espè-ce rance ; il fallait songer à son salut et se réserver« pour un moment plus heureux ; se dévouer à« la mort était un courage inutile. » Mais HannsMillier, capitaine de la garnison d’Yverdun , pen-sait d’une façon plus vaillante, et le plus grandnombre fut d’abord de son avis. Le Duc avait faitsignilier que si la forteresse n’était pas inconti-nent rendue, il ferait pendre sans merci tous cesvilains. 11 lui fut répondu qu’on ne pouvait luiouvrir ni portes ni poternes sans l’ordre exprèsde messieurs des alliances.
Pour lors un gentilhomme allemand , nomméllamsclnvag, demanda à parlementer avec lesgens de la garnison, de la part du margrave Phi-lippe de Bade '. 11 connaissait bien les Suisses ,était venu souvent dans leur pays, parlait la mêmelangue. Il leur tint un discours de confiance etd’amitié : « Mes amis, disait-il, certes vous avez« noblement répondu à monseigneur de Bour-« gogne; mais croyez-vous donc avoir encore des« ordres a recevoir de messieurs des alliances?
Spccklm. — Muller