Band 
Tome X.
Seite
299
JPEG-Download
 

I)K CHANSON (M70).

299

« cétait bien différent. Dailleurs ne vous fiez-« vous pas à ma parole, quand je vous le jure« sur mon aine et sur mon sang? navez-vous« pas confiance en monseigneur Philippe de« Bade? Songez que vous navez quun moment;« tout h lheure il sera trop tard. »

Les capitaines se consultèrent pendant quel-ques instans; la garnison était fatiguée, elle avaitdéjà perdu beaucoup de monde. Des femmes demauvaise vie, qui sétaient introduites de la villedans le château, avaient été gagnées par lesBourguignons, et avaient débauché quelques sol-dats. Weiler lemporta. «. Nous pouvons, disait-il,« nous confier à monseigneur Je duc de Bour-« gogne, cest un loyal prince, à ce quon assure;« monsieur Philippe de Bade est fils du margrave,« le meilleur allié des Suisses , et qui ne nous a« jamais trompés ; le sire de Ramschwag est aussi« notre ami, homme sage et éprouvé, qui ne vou-4 drait pas accepter notre argent, si cétait pour« nous trahir. »

Ils lui comptèrent cent écus, et, sous sa con-duite, sortirent du château pour se présenter de-vant le Duc. « Par Saint-Georges! sécria-t-il,

« quest-ce <pie ces gens-ci? et quelles nouvelles ap-« portez-vous? Monseigneur, répondit Rams-