I)K CHANSON (M70).
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« c’était bien différent. D’ailleurs ne vous fiez-« vous pas à ma parole, quand je vous le jure« sur mon aine et sur mon sang? n’avez-vous« pas confiance en monseigneur Philippe de« Bade? Songez que vous n’avez qu’un moment;« tout h l’heure il sera trop tard. »
Les capitaines se consultèrent pendant quel-ques instans; la garnison était fatiguée, elle avaitdéjà perdu beaucoup de monde. Des femmes demauvaise vie, qui s’étaient introduites de la villedans le château, avaient été gagnées par lesBourguignons, et avaient débauché quelques sol-dats. Weiler l’emporta. «. Nous pouvons, disait-il,« nous confier à monseigneur Je duc de Bour-« gogne, c’est un loyal prince, à ce qu’on assure;« monsieur Philippe de Bade est fils du margrave,« le meilleur allié des Suisses , et qui ne nous a« jamais trompés ; le sire de Ramschwag est aussi« notre ami, homme sage et éprouvé, qui ne vou-4 drait pas accepter notre argent, si c’était pour« nous trahir. »
Ils lui comptèrent cent écus, et, sous sa con-duite, sortirent du château pour se présenter de-vant le Duc. « Par Saint-Georges! s’écria-t-il,
« qu’est-ce <pie ces gens-ci? et quelles nouvelles ap-« portez-vous?— Monseigneur, répondit Rams-