2 3 S Histoire particulièrenions probables. Lorsqu’il sera ques-tion du mouvement des planètes, nousverrons que ces probabilités se chan-geront en certitude, 8c qu’il n’y a au-cune sorte de vraisemblance de sup-poser que le soleil qui est le plusgrand astre qu’il y ait dans notre mon-de , tourne autour de la terre qui estune des plus petites planètes.
Au surplus les apparences doiventêtre parfaitement égales , soit que lesoleil parcoure un orbe, 8c que la terresoit immobile, ou que la terre se meu-ve, & que le soleil ne sorte jamais ducentre de notre monde ; il faut feule-ment faire attention que si la terreproduit la révolution annuelle , elledoit décrire la même courbe que celleque nous avons trouvée pour la routedu soleil ; car tout ce qui a été décou-vert dans les mouvemens de l’astre dessaisons, doit appartenir à ceux de laterre. Ainsi la rétrogradation diurnedu soleil, qui produit l’apparence de la