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Tome X.
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AlllÉS SA MORT (1477).

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moins de courage dans ses résolutions que le ducCharles. Il avait aussi de bien plus grands embar-ras et plus de périls intérieurs dans le gouverne-ment de ses États; mais cétait à la fois le plusactif et le plus patient des hommes. Lorsque leduc de Bourgogne avait conçu un projet, il syobstinait follement; et quand enfin il y voyait tropdobstacles, il se précipitait dans un autre. Le roi,au contraire, sans varier dans son dessein, nemettait jamais nulle fierté a y réussir par un moyenplutôt que par un autre. La vivacité de son géniele portait à sennuyer assez vite de ce qui tardaittrop, et alors il changeait, non de but, mais dechemin. Il réduisit ainsi tous ses ennemis les unsaprès les autres, sachant attendre loccasion, etsurtout réparer ses fautes, parce quil les connais-sait et savait mieux que personne en quoi et pour-quoi il sétait trompé.

Quant h la ruse et au manque de foi, lun nepouvait guère en faire de reproches à lautre;mais chacun y faisait voir tout son naturel, etlemportement du Duc donnait quelque chose debrutal et de scandaleux h ses trahisons, commeà Péronne ou pour le connétable et la duchesse deSavoie . De même ils étaient tous les deux sangui-naires, ainsi que la plupart des princes de leur