pes, pour entrer en Bresse , si le comte ne voulaitpoint le servir. Tout fut bientôt convenu. Le sirede Bresse feignit de refuser obéissance au roi. Lesire de Comines continua à menacer et à fairedes apprêts de guerre. Ces apparences rassu-rèrent le comte de la Chambre ; il était pour lorsà Turin avec le jeune duc, et croyait n’avoir àse méfier de rien, lorsqu’une nuit monsieur deBresse entra chez lui et,le surprit dans son litavec le prince. « Vous êtes prisonnier du roi de« France » , lui dit-il. Le duc Philibert fut ensuiteamené à Grenoble, et remis au sire de Comines et au maréchal de Bourgogne , qui avaient ordrede le conduire à Lyon , pour qu’il y attendît leroi.
Le roi avait en effet le projet d’y venir en reve-nant de son pèlerinage à Saint-Claude . Depuiscinq mois environ qu’il avait été voué à ce saint,il attendait que la saison fût meilleure et ses forcesun peu revenues, afin d’accomplir le vœu qu’onavait fait pour lui. Jusque-là il faisait, le mardide chaque semaine, remettre trente-un écus surl’autel de Saint-Claude . Il partit vers le milieude mars, accompagné de huit cents lances, ce qui
' 1481, v. si. L'année commença le 7 avril.