Histor iques.
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j’ai appris que ce grand homme vou-lut connoître M. Law dans le voyagequ’il fie lui-même à Venise en 1716,& quhl eut souvent occasion de levoir j citait, dit-il, le même homme;toujours l'esprit occupé de projets , tou-jours la tête remplie de calculs , & devaleurs numéraires , & représentatives. IIjouoitsouvent , ajoute-t-il , & ajfe^grosjeu , quoique fa fortune fût fort mince.Car cet homme qui avoit eu tant demillions en France, tant de Marqui-sats , de Comtés , de Baronnies , desi grandes terres, qui eût acheté desprovinces entieres si elles eussent étéà vendre, cet homme n’avoit presque ^rien autre chose dune si grande for-tune , qu’un gros diamant blanc qu’ilmettoit quelquefois en gage. On eûtdit de Marins dans les marais de Min-turne ; & la fortune qui s’étoit servide lui , pour signaler ses caprices, nel’en avoir pas exempté. II est mort àVenise le 21 Mars 1729. CetteLadì,cette Dame Angloise avec laquelle ilavoir toujours vécu comme avec íàfemme , qui avoit fait avec lui abju-ration à S. Roch, entre les mains de
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