*74
Récréations
jusques dans les Eglises. En 1705 ,les nouvelles publiques parièrent deleur Comédie du Paradis , de íEnfer& du Purgatoire , qu’ils jouèrent dansune fête du S. Sacrement, & du mau-vais succès qu’eut la pièce. Le feuayant pris dans leur Enfer, paífa dansleur Purgatoire , & alla jusques dansleur Paradis , qui fut brûlé & où il yeut plusieurs en fan s , qui y fai soientapparemment les Anges & les Saints ,brûlés avec les décorations. Cela arri-va à Bajfano , bourg de la Républi-que de Vénife. 11 y eut une SatyreItalienne, publiée contr’eux à cette oc-casion. La matière prêtoit. Leur Bal-lets moraux , la Religion , la Vérité,la Sagesse qu’ils ont fait danser surleurs Théâtres , valoient bien nosanciens myferes,
Poetes : c’est une régie bien faillibleque les éloges ou les Satyres en vers,pour juger du mérite des Grands; lacrainte & l’espérance , l’amour ou lahaine guident ordinairement la plumed’un Poe'te : Si nous ne connoiíîionspas Néron, pourrions-nous juger de