Historiques. 331
plaisir ; les pensées en font vives Scpleines de sel, Texpreffion plus polieque celle des Poëtes de son tems, Scla poésie est encore agréable & cou-lante. On croirait quelquefois lire unmoderne. Le Sonnet qui fuit peintbien la vie des Courtisans de Rome :
Marcher d’un grave pas, 8c d’un grave sourcíEt d’un grave souris à chacun faire fête,Ballancer tous ses mots, répondre de la tête,Avec un MeJJer non , ou bien un Mejser Ji.Entremêler souvent un petit, e CojìEt d’un son’ servitor , contrefaire shonête:
Et comme si l’on eut sa part en la conquête,Discourir sur florence, & sur Naples aussi ;Seigneuriser chacun d’un baiscment de mainEt suivant... la façon du Courtisan Romain,Cacher sa pauvreté d’une brave apparenceVoilà de cette Cour la plus grande vertuDonc souvent mal-monté mal-sain & mal-vêtu,
Sans barbe, & fans argent on s’en retourneen Erance. ,
ìfol. 15. p®, âes Regrets .