ijo Récréations
lui met quelque discours dans la bou-che. Cependant , Xénophon sçavoicparfaitement bien cette langue. On aquelquefois donne' à Platon le nom desecond Moyse j mais c’eíl un Moyse An-tique , & qui parle la langue de sonpays. Quand il traite quelque sujet deMathématique, st ne te sert pas destermes des Egyptiens, qui l’avoient ins-truit dans cette science. Cicéron con-firme ce que je dis & votre avis dansune Rettre à son ami Pomponius_, sur-nomme XAttique , parce que personnene s’exprimoit en Grec avec plus de de-licateflse que lui. Il emprunte une pensesd’Epicharme. Mais de quelle façon s’yprend il ? Je m exprimerai , dit il 3 enLatin , Ji je puis ; car vous sçaveq quelorsque je me fers de ma Langue, meeoutume nef pas d'y mêler du Grec , nonplus que de parler Latin , lorsque j'écrisen Grec. Je dis plus , les Romains re*gardoient comme une ostentation àsçavoir puérile.& ridicule , non-feu-îement le mélange d’une langue étran-gère à la leur , mais même celui d’uneérudition étrangère, & puisée dans desAuteurs écrits en Grec. Sénéque re-