Récréations
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*Demande. Ce que je quiers * , & que de vous j’efpere ,
C’est qu’il vous plaise au Roi votre cher père tParler pour moi, si bien qu’il soit induit I
A me donner le petit sauf-conduit, ^
De demi-an , que la bride me lâche ,
Ou de six mois, si demi-an lui fâche zNon pour aller visiter mes Châteaux,
Mais bien pour voir mes petits marmozeaux , j
Eût il osé parler au Roi & à M. le jDauphin avec cette liberté des fruits ;de ses amours illégitimes ? Voilà ce que !dit Bayle, & ce qu’on peut naturelle-ment penser sur ce sujet , & c’est laseule preuve qu’on ait de son mariage ;car il parle bien de ses amours pour iDiane , & pour Anne , si ce n’est pasla même personne ; mais jamais il neparle ni de mariage , ni de fa femme;
& aucun Ecrivain n’en dit rien. A laconjeóture de Bayle, on peut ajouterque vivant avec les Protestans , tantôtà la Cour de la Reine de Navarre ,taruôt à celle de la Duchesse de Fen-rare, les deux Princesses les plus ver-tueuses de leur sièclç , & s’étant mêmeretiré à Geneve , il n’y a pas d’appa- ,
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