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HISTOIRE ,D;U R O Y A U M E
Skct. VI. ’de persuader, jusqucs-là que les. Sénateurs étoient étonnés de 1 ascendantlíisi. de qu’elle avoit fur leurs opinions. Ce fut elle qui prefíà les négociations pourla paix de la Suede & du Dannemarck, & lorfqu’elle fut terminée, elle en
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Suede.1632-1718.
témoigna sa reconnoifiànce àOxenstiern, par une terre qu’clle érigea en Com-Chrijìine té; elle fit plus, elle prononça dans l’aflhmblée des Etats l’éloge d’Oxcnstiernpownce q U ’ e lle avoit composé. (1) Cette jeune Souveraine favoit lurtout apprécierÍZbked's les hommes, & c’cll un grand principe dans fart de regner. (2). A la mortztauj’éio- de Vanner, grand homme, élevé, ami, confident de Gustave, qui lui rei-ge rt’Òxen-.femblQit par les qualités du cœur &. l’étendue du génie, réunifiant la pru-jtiern. dence & la valeur, la sagesse du conseil & l’activité de 1 exécution, amenant^rté^le l es événemens: & prévoyant leurs fuites,-Christine feule sentit tout ce queeme Prin- la Suede perdoit en lui, & prévit la décadence des affaires ; elle lui donnatejjse. pour successeur le seul quupouvoit; le remplacer, & ce choix fit autant.d’hoa-neur à Christine qu’à Yorstenfon. (3)
Torstenson L’Empereur. voulut venger la défaite de Gai las; il rastcmhla toutes fesgagne la troupes. Yorstenfon qui ne s’effrayoit point du nombre, leur livra bataille en-tre Budwis & Tabor: le premier choc ne fut pas avantageux aux Suédois,mais ils fe rallièrent, mirent en déroute les Impériaux & en tuerent un grandImpériaux, nombre ; on en compta trois mille- restés fur le champ de bataille & plus dequatre mille faits prisonniers: les Suédois poursuivirent les fuyards & peude jours après faction ils en tuerent encore plus de 1200, prirent le restequi çonfistoit un 3000 chevaux. Les Etats héréditaires étoient consternés;l’Etnpereur quitta Prague & íè ; retira à Viennet.il s’y confoloit par la dé-faite deTurenne à Mariendal ; mais la victoire de Nordlingue vengea bien Yu-renne de la joie de l’Empereur. Yorstenfon s’avança vers la Hongrie, dansl’efpérance de faire agir Ragotzky ; mais n’ayant pu le décider , il revintachever la conquête de. la Moravie pour aller prendre fes quartiers en Saxe.L’Electeur effrayé fe hâta de.conclure une trêve avec ce Général: les troupes-Suédoises évacuèrent la Saxe b allcrent joindre Yorstenfon: la défection dePElectcur & le renfort que le Général Suédois recevoir par la jonction deces troupes, furent, un double sujet de chagrin pour l’Empereur. En effet,Torstenfon acheva la conquête de la Moravie, à Texception de la forteresle
batcdlle d?Budwiscontre les
ri fait la
conquête de Yorstenfon
la Moravie, dé Brinn, la feule qui arrêta les Suédois; mais il ne s’obstina pas devantn . cette place. II retourna en Bohême, où la goutte lui fit éprouver de fifar la goutte cruels tourmens au milieu de fes triomphes, qu’il supplia la Reine de lui per-eu milieu mettre de quitter le commandement de fes troupes : il fe fit transporter àdejestriom- Leipsick pour y rétablir fa santé; mais il demeura perclus de tous fes mem-* hes ‘ bres. La Reine lui écrivit une lettre remplie de fentimens d’estime & de re-connoiffatice, & pour mieux les lui prouver elle lui fit présent du Comtéd’Ottila. (4) Ce Général eut Part de commander & de discipliner les trou-
CO Mém. de Christine,Reine de Suede. Loc. L.9. (2) On seroit tenté de croire,quequelques Femmes Illustres s’y entendent mieux que les Hommes, & on en pourroit citerplusieurs exemples. Peut-être que les hommes, de crainte que quelqu’un de supérieur enmérite ne les éclipsât, le tiennent à l’écnrt; & que le Sexe, qui n’est pas fait pour brillerdans les batailles, ou dans le cabinet, exempt.de cette pernicieuse jalousie, ne trouvepas intérêt de sacrifier ainsi celui de la Patrie. F. I. • (Z) H'st- de Christine, Reine
de Suede, par Lacombe. (4) Introd. à l’hist. Uni.v,, nos Tomes XXXie. p t & XLIe.p, 522. Iìisl. de Turenne, par Ramsay. 8. Amst. 4 Vol. fig.