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43 (1782) La continuation de l'histoire du royaume de Suède, l'histoire des royaumes de Dannemarck et de Norvège et les six premières sections de l'histoire de Hollande ou des Provinces Unies
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HISTOIRE D U ROYAUME

Sect. VI. tuler, mais à condition quelle sortirait avec armes & bagages : íe Prince vou-Sueti C ' C ^°' t st lle à garnison se rendît à discrétion ; les soldats & les bourgeois pro-i6""-ì-i8 ce ^ erent quils sentcrreroient plutôt sous leurs murs ; le siégé continuoit

íí _'avec fureur, lorsque la nouvelle de la paix signée à Munster & à Osnabruck

La paix est sir cesier toute hostilité. Par ce traité, suivi de celui de Nuremberg qui réglastgr.ée à Ot- quelques différends entre la Suede & lEmpereur & enfin de celui de West-nabruck. phalje, on céda à perpétuité à la Couronne de Suede, toute la Poméraniecitérieure, Piste de Rugen, Stettin & quelques autres places dans la Pomc-cueiiie la ranie ultérieure, les embouchures de lOder, Wismar, 1 Archevêché deSuede. Bremen, lEvéché de Ferden, &.on lui donna en outre cinq millions décuspour les frais de la guerre, (i)

Oxcnflí'm Les Ambassadeurs de Suede à Osnabruck étoienf Aider Salvius & JeantfSaMus Oxenstiern , fils du célébré Chancelier. Le premier étoit dune naissanced^Sueleàce °^^ cure 5 mais ses talens pour la politique & pour Padminislration na-traitTd'- voient point échappé au Grand Gustave: fa fille lavoit élevé à la digniténalrtík. de Chancelier de la Cour; il seconda les vues de Christine en accélérantJa conclusion de la paix , quOxenstiern cherchoit h reculer par les, diffi- cul tés quil faifoit naître ; elle éleva Salvius à la dignité de Sénateur &dans le discours quelle prononça dans le Sénat à cette occasion ; quand il est question, (dit-elle,) de bons avis & de sages conseils, on ne de-- mande pas les íéixe quartiers ; mais ce quil faut faire. II ne manque à

Salvius que dêtre dune grande famille & il peut compter pour un avan- rage quon nait autre chose à lui reprocher. II mìmporte davoir dc,, gens capables. (2) La Suede auroit pu espérer de retirer de plusgrands avantages de cette paix ; mais Christine aima mieux sacrifier quelquechose au repos de tant de nations que cette guerre accabloit depuis fi long-tems, que de s'exposer à la prolonger encore par des réclamations légitimes.Ce trait ne fut pas le moins glorieux de sa vie. ,(3) Dailleujrs, elle médsstoit un projet dont Pexécution étoit impraticable pendant la guerre.

1650. Les Etats assemblés supplièrent la Reine dassurer le bonheur de la SuedeChristine en se choisissmt un époux; ils lui présenteront les vœux de la nation en fa-rf f u j. e de ft veur de son cousin Charles Gustave ; ce Prince sétoit flatté dépoufer lar Reine, qui paroistòit entretenir pour lui les sentimens quelle lui avoit marquésdans son enfance: en effet, elle lui témoignent toute lestime que méritoientses belles qualités & la gloire dont il sétoit couvert dans la guerre dAlle-magne; mais Christine ne sc fentoit aucune inclination pour le mariage, elleavoit toujours éludé les propositions quon lui en avoit faites. Elle répondit

aux Etats: j'aime mieux vous désigner un bon Prince & un successeur capa- ble de rogner avec gloire: ne me forcez donc point de me marier; il pour- roit aussi bien naître de moi un Néron quun Auguste (4). Elle désigna lePrince Charles Gustave son cousin , & lui fit donner par le Sénat le titreáAltesse Royale, & un revenu fixe pour son entretien: on lui fit jurer quelui & les siens obéiraient à la Reine ; de nentreprendre fans sir permission au-cune

(1) Voyez ces traités & louvrage du P. Bougean fur le traité de Westphalie, ainsi quenotre T. XL. p. 526, & c. (2) Lettres & Mémoires de Christine. (3) Locœn. hist.Suec. L. 9. p. 693. (4) Lettres & Mémoires de Christine.

Elle dêstgneU PrinceCharlesGustavepeur fanjuccejjejr.