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Sect. Yí. raux subalternes, ennemis les uns des autres, prétendant tous au commande-Ilífî. de ment, travcrlòienc réciproquement leurs opérations; PElecteur de Branden-S -J ede *_ „ bourg attaqua l’armée Suédoise dans cette circonstance, & quoique celle-ci1 eût une meilleure artillerie, des soldats plus accoutumés à vaincre, & une
L’ancienne position plus avantageuse, elle perdit la bataille, (i) L’ancienne rivalitérivalité con- des nations ennemies de la Suede se réveilla; la Hollande fit des préparatifs,tre hSuede j es ^oues Danoises bloquèrent les ports, & l’Empereur fit déclarer CharlesLes Suédois XI à la diette de Ratisbonne, ennemi de l’Empire; Lunebourg & MunsterJont battus, íe joignirent à tous ces ennemis. Les seuls alliés de la Suede étoient PE-1674. lecteur de Bavière & le Duc de Holstein. Heureusement la mort du Czar ladélivra de son ennemi le plus dangereux. On en vouloit surtout au Duchéde Brême, que l’Evêque de Munster se mit en tête de convertir à coups delabre & de canon. II y envoya une armée de vingt mille hommes. Elles’empara d’une partie du Duché ; mais les Suédois qui vouloient le conser-ver connue un passage pour entrer dans celui d’Oldenbourg, chassèrent lesMunsteriens, & leur enlevèrent ce qu’ils avoient pris.pertes des Les Brandenbourgeois se joignirent aux Danois dans laPoméranie, dontSusdw. la conquête ne coûta qu’une campagne. Les Suédois perdirent Piste de Goth-land & deux batailles navales dans la mer Baltique : les Hollandois fous lesordres du célébré Tromp, & le Roi de Dannemarck sembloient menacer lar6?6. Suede d’une invasion totale. Charles ne perdit point courage ; les divisionsdu Sénat, contre lequel ses tuteurs lui avoient donné des impressions, qu’ilconserva toute sa vie, l’avoient retenu au sein de ses Etats. II se mit à laCharles fe tête de son armée & se montra sur les frontières: il tailla en pieces trois mil-met à la tête j e Danois commandés par Duncamp, près dc Helmstadt. II rencontra l’ar-armees. m g e j) ano jf e entre l’Oder & les murs de Lunden; Charles y développa des.talens supérieurs pour la guerre, il combattit avec le plus grand courage &ViUobe commanda avec la plus grande intelligence ; Passe qu’il commando!t fut vic-égale des torieuse, mais Passe que commandoit le Roi de Dannemarck triompha de sondeux côtés, àé; la nuit fit cesser un combat, dont chaque parti étoit en droit de s’attri-buer la victoire ; égalité de pertes & d’avantages des deux côtés. La batail-II gavie le de Landscroon fut plus décisive ; elle compensa la perte des deux bataillesfille dc navales qui avoient fort affoibli Charles. II combattit dans cette action aveclandscroon. une valeur inouïe, il mit en déroute la gauche des Danois, tandis que ladroite avoit la supériorité; il s’y porta avec Partillerie qu’il leur avoit prise,.Vakur U à la força de plier: il chargea treize fois, tua beaucoup d’ennemis «St reçutsuccès de plusieurs coups dans ses armes. Cette victoire «St la valeur du Roi ranime-
Cbarlss. rent le courage des Suédois: ils prirent Christianstadt en Scanie, & les Da-
nois furent souvent battus en Norwege.
Malgré les victoires de Charles, il étoit impossible qu’il fe soutînt contretant de forces réunies. Malheureusement Lotus XIV, pour qui le Roi deSuede s’étoit engagé dans cette guerre, étoit dans l’impoffibilité de lui envoyerdes secours. A peine avoit-il assez de troupes pour lui-même, & ses finan-ces étoient épuisées. (2) Louis fit la paix avec la Hollande; on négocioit
CO Voyez rHiftoire de Brandenbourg. ibid. p. api. (2) Voyez les Mémoires duteins & le siecle de Louis XIV par Voltaire.