DE SUEDE, Liv. XXXI. Sect. VII. S9
nie, PEsthonie, l’Ingermanie & une partie de la Carélie, avec les districts mp. dedes fiefs de Wibourg, qui font spécifiés dans P Art. VIII du même traité, les Su.de.villes & fortereíTes de Riga, de Dunamunde, de Pernau, de Narva, de Wi- 171! !' àbourg, de Kexholm,& toutes les autres provinces nommées, avec leurs vil- nos j° ure -les, forterefiès, ports, districts, rivages ôc" côtes appartenant à ces provin-ces, & les isles qui fe trouvent depuis les frontières de Courland & le longdes provinces de l’Eslhonie, de la Livonie, de l’Ingermanie & du côté orien-tal de Revel. Le Roi de Suede cédoit encore la province de Kimenegroddans le Grand-Duché de Finland. L'Impératrice restituoit au Royaume deSuede, le Grand-Duché de Finland, la province de Bothnie orientale ,
Biorncborg, Abo & les isles d’Ahland, les provinces de Travasthus & de Ny-land, avec la partie de la paroiíïè de Pyttis en-deçà & à l’Oueil du dernierbras du fleuve de Kimen ou Keltis, avec'toutes fes appartenances, de mêmeque la partie de la Carélie, ou fief de Kexholm, avec la province de Savo-laxie, excepté la ville & forteresse de Nyslot & ses environs. On régloit en-suite les limites des deux Etats. (1)
A peine ce traité, qui rendoit à la Suede un repos si désiré, fut-il con- Le Banne-clu, que le Roi de Dannemarck réclama le Duché de Holítcin, en vertu marckmena-des Constitutions Germaniques, qui privent du dqoit de souveraineté, tout ce la iu:de 'Prince qui abjure fa religion, pour en professer une autre que la Catholique& la Luthérienne, les feules qu’autorifent ces Constitutions. C’étoit le casdu Duc de Holstein- Gotto'rp appellé au Trône & à la Religion Ruíïè; cetteprétention lui fervoit cn même teins de prétexte pour fe venger fie la préfé-rence que la Suede avait donnée au Duc de Holstein - Eutin fur le PrinceRoyal de Dannemarck. L’Impératrice de Russie fit déclarer à ce Princequ’elle soutiendroit de toutes fes forces sélection du Duc de Holstein - Eutin, n fait la& que, si la Suede étoit attaquée, elle la défendrait. ' Le Comte de festin, P aix 'qui s’étoit acquis la réputation du plus grand négociateur de l’Europe, dansson ambaflàde en France, fut envoyé à Coppenhague ; il détruisit toutes lesraisons & les griefs du Roi de Dannemarck, il fe donna tant de foins & feconduisit avec tant de sagesse, qu’il porta ce Prince à un accommodement. II Mariaitfut envoyé quelque tems après, par le Roi de Suede, à la cour de Berlin, du Duc'dedemander au Roi de Prusiè la Princesiè Lmife Ulrique , fa sœur, pour le Ldoístein-Duc de Holstein - Eutin ; il la ramena à Stockholm le 27 Août, & elle fut Eutin ’mariée pars Archevêque d’Upfal.
Le Roi entra dans la ligue ou union de Francfort, mais feulement com- 1743-1747,me. Landgrave de Blesse. Soit qu’on cherchât à brouiller les cours de Russe& de Suede, soit qu’en effet les partis opposés au Duc de Holstein ne fus-sent pas contens de son élection, on publia qu’il s’étoit formé en Suede un.complot pour lui ôter la succession à la couronne ; on prétendoit même quece complot étoit appuyé par l’Impératrice. Cette Princesse fe justifia par unmémoire, auquel le Roi répondit de la maniéré 1 a plus satisfaisante pour elle: Le Comtela Diette étoit alors astemblée, le Ministre de Plmpératrice proposa de pren- dedre des moyens efficaces pour rendre à l’avenir les liens de la paix entre les a -"ji{fiépardeux couronnes plus solides, & fe plaignit en même tems qu’il y a vol t des ul Etats,
(0 Vo Y ez cet article concernant les limites Puffendorf, Liv. 4. Ch. 1. & dans le Re-cueil de Rcujset.