DE SUEDE, Liv. XXXI. Sect. VII. C 7
cette inscription: Nojìro grandefeant labore. L’autre portoit le buste de la mji,Reine, & au revers, divers attributs ayant rapport aux fabriques, avec la Suede.légende: Ingenìum precio fuis auro. 1718- à
. La France, qui avoit renouvelle avec la Suede son ancienne alliance, lui n0S î ours *accorda un million & demi par année, tant pour le payement des subsides 'qui se trouvoient arriérés, que pour ceux qui alloient courir. Le Roi, fans 1764.cesse attentif à soutenir son commerce, obtint qu’il y auroit toujours une es-cadre de cinq ou fix vaisseaux de guerre dans la Méditerranée, pour le met-tre à couvert des entreprises des Etats Barbaresques, à cause de quelquesdifférends survenus entre la Suede & le Bey de Tunis. Ce Prince prétendoitque la Suede lui avoit refusé les présents ordinaires, quoiqu’ils lui eussentété envoyés ; il est vrai que le vaiíìèauqui les apportoit, fit naufrage. Cepen-dant les corsaires de Salé imquiétoient tellement le Commerce & la Naviga-tion de Suede, que le Roi ordonna au College de Commerce, de n’accor-der des passeports pour les mers, où ces corsaires écoient en croisière, qu’auxvaisseaux qui feroient pourvus de munitions de guerre, d’un équipage nom-breux & d’une artillerie suffisante.
Les Etats convoqués depuis trois mois pour le 15 de Janvier, s’assemble- ju-rent solemnellement à Stockholm ; le Roi avoit pris les précautions les plus 7sages, pour que les députés des différons ordres fuílcnt tous d’une réputa-tion sûre. L’ouverture de la Diette se fit le 30. Le Roi vint y tenir son trône.
II y avoit trois partis: les partis François & Anglois, & le parti national;celui-ci soutenoit que la nation ne devoit entrer dans aucun engagement avecd’autres Puiflances, ni chercher à fe tirer daffaires au moyen de subsides;mais qu’elle devoit tâcher de fe relever par son application & son économie,au point qu’elle parvînt à son ancien état d’indépendance. Le ColonelT hure Gustave Rudbeck, Maréchal de la Dicte, prononça un discours, danslequel il attribua les maux & la dégénération de la Suede, au changementde mœurs, aux événemens imprévus & au luxe. Le Comité s’occupa decette question : quel fy flème politique convient - il d'embrasser relativementaux Puissances étrangères ? la France, dont elfy retire des fubfìdes ; laFusse , avec laquelle la Suede a des ménagemens à garder , à cause desEtats Russes qui avoifnent les sens du coté de la Finlande; le Roi dePrusse , qu il faut également ménager à cause de fes possessions en Pomé-ranie; etifìn l Angleterre , aont il faut rechercher Vamitié relativementau Commerce Si à la Navigation.
L’Ordre des paysans demanda qu’il leur fût permis d’acquérir des terreslibres, héréditaires & de toute propriété; privilège dont la Noblesse avoitfeule joui jusques alors. Le Comité secret demanda du tems pour délibérerPur des objets d’une si grande importance; il ajouta qu’il voyoit avec une ex-trême douleur le triste état du Royaume, & qu’il convenoit de suspendrel’activité de la Diette, jusqu’à ce que les membres du Comité fussent en étatde rendre compte de leurs opérations ; en conséquence la Diette qui ne de-voit durer que trois mois, fut prolongée. On écrivit aux Ministres que l’Etatentretient dans les différentes Cours de l’Europe, pour avoir des éclairciíle-mens concernant la régie, l’ordre & les réglemens des Postes, qu’on fe pro-posa d’établir en Suede. Kierman, Bourguemestre, & trois négocians furent