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43 (1782) La continuation de l'histoire du royaume de Suède, l'histoire des royaumes de Dannemarck et de Norvège et les six premières sections de l'histoire de Hollande ou des Provinces Unies
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DE SUEDE, Liv. XXXI. Siîct. VII. 73

for ie taux excessif à cours du change,'fur les variations continuelles du m fi, ,j»prix des matières premières, qui avoient jette le commerce dans un entier Suede.dépérissement & íur des malheurs plus grands encore, qui scmbìoient mena- 1 ? 1 \

cer la patrie ; les Sénateurs «'ignoraient point toutes ces choses, mais ils se 1105 ]QUlï 'flactoient que le peuple en attribuerait la cause à Gustave: léclairer étoicdonc un crime irrémissible. La fermentation que cet écrit avoic faite, de z e sénatnouveaux coups de despotisme de la part du Sénat, excitèrent de nouvel- veut enles plaintes; le premier qui éclata fut le Capitaine lleîlichìus, qui comman- jetter ladoit à Christianstadt; sic prendre les armes à trois cens hommes, quil avoicious ses ordres, les sit assembler fur la place, exhorta les Bourgeois dab- R svo f lejurer le joug du Sénat & de rcconnoître le Roi pour leur seul Souverain: il contre letrouva les esprits heureusement disposés, & il n'eut besoin duser daucune StrM.violence;

Le Prince Charles reçut la nouvelle de ce soulèvement à Landscrowna,dans la Scanie, il attendoit la Reine Douairière fa mère: il en partit avecde lartillerie & le régiment de Sprengporten , envoya ordre à deux N régì-inens de cavalerie de íè joindre à lui, dans le dessein de marcher à Chris-tianlladt, dont la garnison avoit fermé les portes & menaçoit de fe défen-dre. Le Baron de Rudbeck fe présenta & ne put pénétrer dans la ville. IIretourna à Stockholm pour donner avis au Sénat de ce qui fe passoit. Ce-pendant le Prince Charles assembla un conseil de guerre, auqucl fut appel- le Feldt-Maréchal Comte de Hamilton, & il fut décidé que S. A. R. dé-voie faire tout ce qui dépendrait delle pour faire rentrer les fpulevés dansle devoir.

Le Sénat & le Comité secret saíTèmblcrent séparément pour aviser aux r s gmoyens les plus prompts darrêter la révolte; mais au lieu de songer à arrêter court risqueles troubles de Scanie, ils décidèrent de se rendre maîtres de la personne du d'itre ar-Roi : une lettre que le Prince Charles avoit écrite au Roi, son frère, que rMle Sénateur Kalling avoit eu la témérité de décacheter & quil avoit remiseau Sénat, avoit fait prendre la résolution denlevcr Sa Majesté & de renfer-mer au château de CastenhoíF. La lettre décachetée; le 18, ne parvint auRoi que le 19. Le Roi se plaignit de cette infidélité & Kalling osa lui te-nir des propos outrageans: Gustave se contenta de lui répondre qu// lui prou-verait qu il êtoit son Souverain.

Cependant le Sénateur Funck, qui sétoit rendu maître du Gouvernement, Ordres duavoit déja été nommé pour se rendre en Scanie : le Comité secret envoya di- Sénat.rc au Roi de rappellcr de cette Province îe Prince Charles, ainsi que decelle dOílrogothie le Prince Frédéric, ses frères, fous prétexte que les Etatseraignoient quils ne fussent trop exposés. Le Sénat & le Comité secret iso-lant pas se fier aux troupes chargées de la garde de Stockholm, mandèrentun bataillon du régiment dtjpland & un-autre du régiment de Sudermanie:ils donneront ordre à la cavalerie bourgeoise de monter à cheval. Le Com-te de Kalling fut nommé Général Commandant : on sit prier Sa Majesté dene pas «'éloigner de la ville. Elle nétoit consultée dans aucune de ces dis-positions: on nexigeoit de lui que de signer les ordres. Leurs délibéra-tions continuèrent le 18 Août ; on rendit compte aux Etats, qui approu-vèrent tout.

Tome XIJII. k \