D E D A N N E M A R C K, à. Lnr. XXXII. Sect. VIL 209
ches, trop d’injustice dans les demandes, trop da fierté dans les refus. La inst. derivalité des deux Nations se réveilla & on reprit les arme?. Christiern entra Dmnc-de vive force dans Calmar. Bientôrfon' goût pour le gouvernement intérieur uiarck ? ríe ramena à Copenhague, & il laiíîà le commandement de son armée à Lu- quejVnôscas Iírabbe, qui périt peu de temps après dans un combat. Cependant la jours,flotte Suédoise fut battue ; leurs armes eífuyerent encore d’autres échecs. Char- ————les IX n’écoutant que son désespoir envoya un Cartel à Christian. Ce Princeméprisa cet emportement; il y répondit par une mauvaise plaisanterie. „ Je„ vois bien, dit-il, que les jours caniculaires ne font point encore paíïës„ pour mon frere Charles, & qu’ils opèrent fur fa tête avec toute leur for-„ ce.” Puis il ajoutoit: „ il vaudroit mieux que tu fuífes renfermé dans un„ poêle chaud, que de te battre avec nous. ” Bientôt la fortune changea : lesmaladies, la faim détruisirent Tannée Danoise. Charles IX mourut; Gustave-Adólphe lui succéda. L'Angleterre sollicitée par la Hollande & par les villesAnféatiques, dont le commerce étoit gêné par cette guerre, offrit fa média-tion aux deux Rois. Elle fut acceptée & la paix fut enfin conclue. (1) L’a- Paix entremour de Christian pour la paix étoit- fincere;- & plutôt que de la troubler la Suede.&il aima mieux diminuer les droits de péage du Sund, & rejetter Toffre des [ e D ™ne-habitans de Neugardt qui vouloient passer fous fa domination. II tournoit ’ nm *toutes ses vues vers le bien public, & s’occupoit surtout de la splendeur ducommerce. Une escadre partit, doubla le Cap de Bonrfe-espérance, & lesIndiens virent avec étonnement des habitans du Nord, dont ils ne foupçon-noient pas Texiílence, fonder une colonie fur la Côte de Coromandel. (2) •
Ce qu’il y-a de plus estimable dans cet étab listé ment, c’est qu’il fe fit fans '
effusion de sang, & que les Danois acheterent le terrein qu’ils occupèrent.
On fe souviendra qu’un Pape avoit donné par une bulle aux Espagnols lapropriété de T Amérique, & que cette bulle avoit été le signal du plus épou-vantable massacre, de Tufurpation la plus odieuse dont l’histoire faílè mention,
Christian fe liguant avec Gustave-Adolphe, le protecteur du Luthéranisme, 161S.
prit comme lui la défense de l’Electeur Palatin, & des autres Princes misau ban de l’Empire. Nous abrégerons le récit de cette guerre, dont nousavons déja tracé le tableau dans Thistoire d’Allemagne. (3) Les Danois for- 1625.cerent le célébré Tilly à lever le fiege de Nienbourg ; mais l’imprlidence dedeux officiers, qui, au lieu de s’emparer d’un passage d’où dépendoit le sa-lut de Tannée, attaquèrent un détachement d’Impériaux, fit tailler en piecespresque toute Tannée Danoise. Le Roi fit fermer le paslage du Sund à tousles vaisseaux sujets de la Maison d’Autriche ; foible vengeance pour une sigrande perte. 11 leva des impôts, rassembla de nouvelles forces, & s’empa-radePeyne, de Wegt, deKalemberg, Hottenílewen, Summersbourg, Os-tervic, Sclagen & Steuerwald. Mais il fut vaincu dans la plaine de Goílar,près de Lutter. Plus de dix mille Danois resterent fur le champ de bataille.
Le Roi s’enfuit en-deçà de TElbe. Une nouvelle armée fe prépare à venger i 6 î 7 f
CO Merc. Franç. Sup. Tom. 42. p. 571. „
CO Nous renvoyons le Lecteur, pour ce qui regarde les Etabluiemens aux Indes, tantdes Danois, des Suédois, que d’autres peuples Européens, à notre Ionie XXIle, Voyez-enla Table des Chapitres, &c. Q) ,Supr. Tom. 40. p. 498. & íuiv.
Tome XLIII. D d