de D ANNE MARC K', &c. Liv. XXXII. Sect. VIL 219
ì’arrivée des troupes étrangères qu’il appella près de lui, firent naître des fsiji. d e ,différends, appaiíés d’abord par les médiateurs de la paix d’Altena, mais Danne-renouvellés peu d’années après. Le Roi de Dannemarck se vit forcé de marck *.prendre les armes ; il entra dans le Holstein, s’empara des forts de Holm & Juf-de Sorcker & les fit démolir: le, Duc de Holstein se fortifia encore de l’ap- ° 0S
pui de la Suede, obtint la main de la Princestè Royale & le titre de Géné— -—«
raliffime des armées Suédoises en Allemagne: il devint alors plus intraitable, lC » 7 .-fit élever de nouvelles fortifications, & rejetta avec hauteur les conditionsqu’on voulut lui imposer. Les infirmités de Christiern ne lui permirent pasde faire rentrer ce redoutable vaslal dans les bornes du devoir ; il mourut le4 Septembre 1699. Simple dans ses vêtemens, dans ses maniérés, toujoursvrai dans ses discours, affable avec le peuple, comme avec les grands, peujudicieux dans le choix des hommes, mais fçachant les faire obéir, astèz ha-bile général , & plus brave soldat, fidele observateur de fa religion,mais tolérant les autres, il ne manqua à fa gloire que de protéger lesbeaux arts : il eut le malheur de n’étudier que celui qui tend à la destructiondu genre humain.
Frédéric son fils ne fut pas plutôt couronné, qu’il songea à fe venger duDuc de Holstein-Gottorp : il confia le commandement de son armée au Ducde Wirtemberg, Ce Prince entre dans le Holstein, s’empare d’Hufum, de 1700.Frédéricstadt, du château de Gottorp, & met le siégé devant Tonningue.
Enfin l’Ambaíîàdeur de France parla de paix; il fut bien secondé- par les ga-rans du traicé d’Altena. Le calme fut rétabli aux conditions suivantes: „ que.. le Duc conserverait fa' Souveraineté ; que le Roi & le Duc pourraient„ élever des forteresses fur leurs terres, pourvu qu’elles fustènt éloignées de„ deux lieues des forts qu’ils avoient déja; que chacun d’eux ne pourrait„ entretenir plus de fix mille hommes dans les Duchés de Sleswigh & de„ Holstein, à moins qu’une nécessité évidente ne les y forçât.” Christiernfrere du Duc fut mis en poíïèssion de l’Evéché de Lubec; un ancien traitéavoir réglé que cet Evêché feroit possédé alternativement par les Maisons deDannemarck & de Holstein: cependant cette famille avoit donné à la villede Lubec fes trois derniers Evêques. Le Prince Charles frere du Roi futélu Coadjuteur. La mort de l'Evêque excita de nouveaux troubles: la Mai- 1735.son de Holstein voulut conserver l’Evêché. Frédéric soutint à main arméeles droits de Frédéric son frere. Déja le château d’Eucin est au pouvoir desDanois. C’étoit la résidence ordinaire des Evêques de Lubec: mais le fierCharles XII fe déclare défenseur des prétentions de la Maison de Holstein.
Les troupes Danoises remettent leur conquête entre les mains des Réfidensd’Angleterre & de Hollande & ces Ministres y reçoivent le Prince Administra-teur, fans préjudice des droits du Prince Charles.
La défaite de l’Alexandre du Nord, vaincu k Pultava par Pierre I , son 1710.élevé dans l’art de la guerre (1), inspira de plus grandes vues au MonarqueDanois; il voulut recouvrer la Scanie. Helfinbourg, & Christianstadt fe ren-dirent après une foible résistance. Le Général Steinbock, fidele k son maî-tre malheureux, attaqua les Danois, en tua huit mille » & Mit le reste en
G) Voyez Supr. p. 29. & là & Tom. 42. p. 295. &c.
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