OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIÌI. Stcr. m. s ? 7
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au Bailli d’Amsterdam & h deux ou trois des plus notables , (i) tousCabeliaux. A Dordrccht les Cabeliaux abusant de leur supériorité, commet-toient les injustices les plus criantes ; le Bailli Jean d’Arkel avoic été aílaffinépar les ordres de Schoonhout; (2) celui-ci se ligua avec Philippe Bailli dela Sud-Hollande: celui de Dordrecht, les deux Bourguemestres & cinq desEchevins grossirent cette confédération & résolurent de chasser tous les Hoe-kins qui avoient eu part à l'administration. Le peuple demandoit le chan-gement du Magistrat; les Cabeliaux, pour se rendre maîtres de sélection,construisirent un fort dans la ville. Les Hoekins le renversèrent: la populacefondit sur les Cabeliaux dont plusieurs furent tués, & ceux qui se sauvèrentfurent' mis en prison. Cependant Guillaume vint à bout d’appaiser ces fu-rieux , & de rétablir la paix dans les villes.
A peine Guillaume avoit-il remplacé Albert, que d’Arkel avoir repris lesarmes. Le pillage & l’incendie de Woudrichem engagerent le Comte à re-nouvelles son alliance avec les Trajectins, & les hostilités recommencèrent:les châteaux de Gasperne, de Hagestein & d’Everstein furent assiégés & ièrendirent ; alors Guillaume, fils de Jean d’Arkel, négocia & obtint unetrêve ; mais Jean la viola. Le Comte indigné rassembla ses forces & investitArkel même : (z) Guillaume d’Arkel, moins aveuglé par la passion & voyantl’impossibilité de résister h des forces fi supérieures, alla se jetter aux genouxde son pere, pour le déterminer à demander la paix; Jean insensible auxprières & aux larmes de son fils, alla pour toute réponse demander du se-cours à Renoud Duc de Gueldres, son beau-frere. Pendant son absenceson fils changea le magistrat, & refusa de lui ouvrir les portes, lorsqu’il re-vint: Jean dissimula, il engagea le Duc de Gueldres à lui procurer uneconférence avec son fils, qui se rendit à Bois-le-Duc. Le pere eut bientôtrepris l’ascendant qu’il avoir sur lui: Guillaume se jetta à tés genoux, luidemanda pardon & promit de lui obéir ; mais lorfqu’ils revinrent, les habi-tans qui n’aimoient pas le pere à cause de la dureté de son gouvernement,& qui regardoient le fils comme un homme pusillanime, ne voulurent rece-voir ni l’un ni l’autre , & se donnerent au Comte, qui se rendit tout defuite à Gorinchem. Le fils d’Arkel surprit la ville & assiégea le château ,mais inutilement. (4) Jean d’Arkel, pour intéresser le Duc de Gueldres à favengeance, lui transporta ses Seigneuries, à condition qu’elles ne pourroìentjamais être détachées du Duché de Gueldres. Jean ne causoit en cela aucunpréjudice à son fils, qui avoic épousé shéritiere présomptive de Gueldres.Renoud accepta & fut inauguré à Gorinchem, le 25 Août. (5)
Les Holîandois se jetterent fur la Gueldre & la ravagèrent: ceux de Guel-dres entrerent dans le pays de Heusden ; mais ils furent surpris par Jean deKranenbourg. Leur défaite fut si générale, que le nombre des prisonnierssorpassoit celui des vainqueurs & que chaque soldat en amenoic au moinsdeux ou trois. (6) Ce fait, quoiqu’attesté par Voisins, parole bien exagéré
(î) joann. à Leid. L. XXXI. c. 64. Scriv. Deícrip. de Harl. (2) Balen Descript.de Dordr. Liste des Magist. (3) Joann. à Leid. L. XXXII. c. 4. Math."de jur.
glad. c. j2. f4) Toann. à Leyd. L. XXXII. c. 8. ( 5 ) Pont. List. Gelr.
L. VIII. Dipl. Ray. Duc. (6) liist. gén. des Prov.'Unies L. VIII, T, 2.
Terne XLIIL ' Bbb
FUJI, de
Hollande-.
923 - 1454 .
Les Cabe-liaux oppri-més à Dilft& Dordrrecht.
1405.
Formentune Liguecontre lesHoekins.Meurtres.
Arkel re-commencela guerre.
140?,
Arkel
transporteses droitsau Duc deGueldres.