OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. III. 385
allerent chez l’écranger mendier des secours & du service, (i) On croit que Hiíì. dela ville de Dordrecht avant cette inondation tenoit au continent, & qu’alor» Hollande,elle en fut détachée. Les Frisons regardant les forts que le Duc de Bavie-^ ' r 4 ' 4 -re faisoit conítruire, comme des moyens d’opprimer la liberté, l’Ostergo & iìsp.if onsle Wesiergo se liguèrent encore avec Groningue, & demanderent du secours révoltes.à Hambourg, à Lubeck & aux Saxons. Le traité fut souscrit par les deuxpartis: les Hollandois se retirerent dans un de ces forts & refusèrent toute chassent lescapitulation; il fut emporté & la garnison fut toute paiïée au fil de l’épée, HoUantJs.à l’exception de quatre officiers qu'on réserva pour l’échaísaud. La garnisonde Dockum eut a peu près le même fort, & le Duc de Bavière reperdit laFrise qu’il avoit acquise à grands frais. (2)
Les Etats de Brabant avoient fait le procès aux favoris du Duc : Tserclaës& quinze autres périrent du dernier supplice. On mit à prix la tête de Guil*^ fímbanclaume d’Asche. Le Comte de Meurs & le Châtelain de Heusden ne durent condamnésla vie qu’à la protection de PEmpereur & de l’Evêque de Liege. (3) Saint au supplice.Pol déposa la dignité de Ruward, après avoir réconcilié le Duc avec sessujets, satisfaits de la punition des favoris. La DucheíTe de Brabant se rendit Jacquelineà Calais : un bâtiment l’y attendoit pour la transporter en Angleterre. Elle pisse eny fut reçue avec joie: le Roi lui affigna cent livres sterling par mois. (4) 11 Angleterres’éleva des difficultés fur son mariage. La plus forte étoit de la part de la q, i ^ eCour de Rome; mais Jacqueline la leva en épousant, sauf à réhabiliter le oce ‘ er 'mariage, quand la permission seroit arrivée. (5) La Princesse plut aux An-glois, qui lui rendirent tous les honneurs qu’elle méritoit: ils aimoient sur-tout l’enjouement & la finesse de son esprit.
Le Pape Martin V eut peut-être autorisé le mariage de Jacqueline avec le I4 . 22>frère duRoi d’Angleterre, si le Duc de Bourgogne qui avoit le plus grandintérêt qu’elle n’eût point d’héritiers, ne l’eût point empêché. Jacquelines’adreííà à Benoît XIII, que le Concile de Pise avoit déposé, mais à qui ilavoit laissé son titre. Benoît prononça en faveur de Jacqueline. Glocesterpassa la mer avec elle & 5000 Anglois: il descendit à Calais, & y attendit 1423.que Marguerite douairière dè Hollande eût rassemblé les troupes du Hainaut.
Philippe Duc de Bourgogne agistòit auprès du Duc de Betford, frere deGlocester: il lui avoit donné en mariage Anne de Bourgogne, fa sœur. (6)
11 se plaignit à lui que Glocester, après avoir ravi la femme de son cousin, Le Duc devouloit encore le dépouiller de ses Etats: il menaçoit les Anglois d’une rup- fS , out s°gneture, parceque, difoit - il, l’honneur l’obligeoit de venger cet outrage, & ^ °^[ e .de déclarer la guerre au ravisseur. Betford reprochoit à Glocester de sacrifier i a R u^eàsa nation à une passion insensée. Glocester n’en marcha pas moins dans le GiocejhuHainaut. Philippe assembla son armée & l’envoya dans le Brabant sous lesordres de St. Pol; il y fit marcher Crouy, Piste-Adam & Mailly, & ap-pella le Duc de Bavière.
Les Brabançons s’emparerent de Breme-le-Comte & s’avancerent dans le 1424, 1pays. (7) Mais Glocester n’ayant pas reçu les secours qu’il attendoit, con'
(i) Scriver. Bat. illustr. (2) Voss. Ann. Holl. Petit Chron. de Holl. T. I. L. III.s3) l’etit ubi fupr. (4) Act. Publ. Ang. T. IV. part. 4- (5) Divan rer. Brab.
L. XVIII. (6) Act. Publ, Ang. ubi fupr. (?) Monstre). Vol. II. Meyer Ann. Fland.
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