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HISTOIRE DE HOLLANDE
Stcr. M-ílill. deHollande.
P2Z- 1434-
Son maria-ge avec leDuc deBrabantdéclaré in-dissolublefar le Pape.
Mort duDuc deBrabant.Jacquelineabandonnéefar Gloces-ter .
Les Hoe -kins forcentPhilippe delever le sié-gé d'sl mers-
foort.
Le Hoekinsfont battusfur mer.
1428.
Traité deDe if t.
laisse
vain
Troublesd'Uirecht.
lui. Le Duc qui eut dû honorer ce brave homme, le condamna à une pri-son perpétuelle, où il mourut, (r)
Cependant Martin V, organe de Philippe, déclara indissoluble le mariagede Jacqueline avec le Duc de Brabant 1 , & fit défense h Glocester de l’époufer,quand même elle deviendrait veuve. Jacqueline appella de cette décision auPape mieux informé & au futur Concile. On avoit prévu la mort du Duc ,qui arriva peu de jours après. Philippe Comte de St. Pol, son frere, luisuccéda ; mais les Etats de Hainaut reconnurent le Duc de Bourgogne &ne firent aucune mention de Jacqueline. Cet événement réchauffa l’ardeurfort ralentie de Glocester; mais le parti du Duc de Bourgogne étoit troppuisiànt: d’ailleurs Glocester amoureux d’une Demoiselle que Jacqueline avoitamenée en Angleterre, se laiílà aisément gagner par le Duc de Betsord, quile fit renoncer à toute prétention sur cette Princeílè.
Philippe maître du Hainaut, passa en Hollande & fit couper la tête 'aquelques Hoekins qui tenoient des aííèmblées sécrétés. II résolut le siégéd’Amersfoort, où ils s’aílèmbloient sous la protection de Rodolphe de Diep-hout, Evêque d’Utrecht, que Philippe avoit résolu de chasser de son église.Le siégé d’Amersfoort est un des plus mémorables de ces teins. Le Duc futle premier à monter à l’assiut. Les assiégés furent repoussés trois fois, &trois fois secondés de leurs femmes, qui rouloient des poutres énormes &jenoienc de l’huile bouillante fur les affiégeans, ils reprirent leur poste: (2)Philippe fut forcé de lever le siégé avec une très grande perte des siens. Pen-dant ce siégé, Jacqueline perdit un combat naval près de Wieringen. Bre-derode avoit fait déclarer pour elle Piste de Texel. Les villes de Hollandearmèrent une flotte pour le chasser de la Zuiderzée. II la rencontra, maislorfqu’il voulut Pattaquer, la plupart de fes vaistèaux refusèrent de combat-tre: il crut les encourager en leur donnant Pexemple avec quelques troupes:il fut pris avec elles & conduit à Enkhuifen : quatre-vingt-quatre périrent dudernier supplice, le reste fut noyé: ceux qui avoient refusé le combat, su-birent le même sort. On fit grâce de la vie à Brederode. (3)
Le Duc de Bourgogne marcha à Gouda. Jacqueline trahie par la fortune,abandonnée par son infidèle époux, n'espérant aucun secours des Trajectins,voyant dans le parti ennemi la Nobleílè & les Villes de Hollande & de Zé-lande, ne vit d’autre ressource que la négociation, dont le résultat fut le trai-té de Delft, par lequel Philippe reconnut Jacqueline Comtestè de Hainaut,de Hollande, de Zélan de & de Frise, & Jacqueline le nomma Ruward &Gouverneur des quatre Provinces, jusques à ce qu’elle se remariât; ce qu’el-Ie ne pourrait faire que du consentement du Duc, & Pinslituoit cependantson héritier : il fut convenu en outre que la Hollande, la Zéiande & la Friseseraient administrées par neuf Conseillers: trois au choix de la Comtestè, &six à celui de Philippe, trois étrangers & trois nationaux. (4) Ce traité fitcesser les maux, en dépouillant Jacqueline, & en ne lui laistànt qu’un vain titre.
La guerre civile regnoit toujours dans Utrecht. Après la mort deFrédéric de Blankenheim, les voix furent partagées entre Rodolphe de
(i) Monstres vol. II. Voss. Ann. Holl. L. XX. (2) Vols. Ann. Holl. L. XX. PetitChron. de Holl. (z) Joann. à Leyd. Voss. ubi supr. (4) Grand Recueil de
placards, T. III.