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HISTOIRE DE HOLLANDE
Sect. III. pris que l’un n’ait pas plutôt donné l’idée de Pautre. Par la mort de Jacque-I-Hjt. de line, le Comté de Hollande sortit de la maison de Bavière, qui le possédoicHollande, depuis plus de quatre-vingts ans, & pailla à la maison de Bourgogne plus923-1434- p U j(p ante à plus riche, mais qui l’entraîna dans des guerres étrangères & dansLe Comtéde des dépenses excessives, qui lui firent contracter des dettes immenses.
Hollande
passe de la --'- -
ZÌte de SECTION ì V.
dans celle
de fíour- Histoire des Provinces Unies , depuis Philippe de Bourgogne jusques à
gagne.Sect. IV.Hift, deHollande.1434-1482.
privilègesdes villes.
Philippe U dit le Bel , que le Comté passé dans la Maison d'Autriche.
Philippe, du sang de France, né k Dijon le 29 Juin 1395, de JeanJans peur , Duc de Bourgogne & de Marguerite de Bavière, sieur de Guil-PhilippeI: laume pere de Jacqueline, possédoit, lorsqu’il fút inauguré Comte de Hol-Vìngt-cin- i a nde, les deux Bourgognes, les Duchés de Brabant, de Luthier, de Lim-ComT/ bourg; les Comtés de Flandres, d’Artois, de Hainaut & de Namur; les
1434- Marquisats de Malines & d’Anvers. (1) La vengeance lui avoit mis les ar-
Il révoque mes k la main contre fa patrie, & la France lui dut ses malheurs. Dès qu’ilplusieurs fut Comte de Hollande, il révoqua les privilèges qu’il avoit accordés, lors-qu’il n’étoit que Ruward & plusieurs de ceux que ses prédécesseurs avoiencdonnés aux villes. II évoqua k son tribunal les affaires dont le jugement leurappartenoit: (2) allié des Anglois contre la France, il pressuroit les troisprovinces pour en retirer les sommes dont il avoit besoin pour soutenir uneguerre qui leur étoit étrangère.
Philippe enfin rougit de se voir Pallié de P Angleterre contre sa patrie :il consentit k la paix ; mais il mit k fa réconciliation un prix qui augmentaconsidérablement ses Etats. (3) Cette paix excita la haine des Anglois con-tre Philippe, & les Hoìlandois qui étoient établis en Angleterre, ou qui s’ysíTeTX™" trouvoient pour leur commerce, en furent les victimes. Plusieurs furent maf-gloís. h ~ sacrés par le peuple, & l’on força les autres à prêter serment de fidélité auRoi, qui tenta inutilement tous les moyens pour exciter les villes de Hollan-de & de Zélande k la révolte contre Philippe. Les Anglois s’oppolèrent kla prise de poíïèssion des Comtés de Boulogne & de Guiíhes, donnés k Phi-Jl déclare la lippe par le traité de paix entre la France & ce Prince. 11 déclara la guerreguerre aux ^ p Angleterre & investit Calais; la défection des Flamans & la flotte enne-n gleis. là qui parut en mer, l’obligerent de renoncer k cette entreprise. Résolude se venger des Flamans, il s approcha de Bruges: le Clergé en processionvint au devant de lui; mais trouvant son armée rangée en bataille, la sainteSa vtn- milice s’enfuit avec précipitation vers la ville : les Bourguignons entrerentgeancecon- avec j e ciergé : les habitans coururent aux armes, tirèrent le canon dans lesire les íla- g, renversèrent des files entieres de Bourguignons, qui, ayant perdu
riste-Adam, eurent bien de la peine k faire leur retraite : les prisonniers fa'
rent
(1) Meyer Ann. Fland. ad snn. 1434. (2) Manifestes. Mém. de Rose. (3) Monstres,vol. II. Ryœer Act. publ. Angl. T. V. part, 1.
Sa paixavec la
mans.