OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. V. 467
n Ennon Comte d’Embden, avec Balthazar d’Ezens, gentilhomme d’Oost- Hist. 62frise, que Christiern avoir appaisées, s’étoienc renouvellées : Ezens chassé de Hollande,son pays s’étoit retiré au château de Rozande, que le Duc de Gueldres lui 1482-1555.
. avoir donné pour asyle, avec permission de lever des soldats. Lorfqu’il eutrassemblé fes troupes, il marcha en Oost-Frife, battit Ennon & le força designer un traité qui finit leurs disputes, (i)
• D'autres allarmes succédèrent à ces terreurs. Neuf vaisseaux étoient for- Armementtìs de Lubec, neuf autres dévoient les suivre. On craignoit que cet arme- des Lubec-ment ne s’emparât du Détroit du Sund. Les députés du Waterland préfen-terent un plan, dont l’exécution devoir coûter soixante mille florins. Lesdéputés des villes refufoient d’y contribuer, si le Brabant, la Flandre & laZélande ne fournissoient leur part. Le Stadhouder soutenoit qu’Amíterdainayant plus d'intérêt à cette guerre-, devoìt fournir cinquante vaisseaux & lesautres villes se charger de Péquipement. (2)
On apprit que Frédéric vouloir être indemnisé des dépenses que Parme- Menaces dament de la Hollande lui avoir occasionnées. On fut fort inquiet pour cin- Roi deDan-quante-cinq navires qui étoient à Dantzic. On délibéra beaucoup, on vou- nemarck.loir que la guerre fût déclarée au nom de l’Empereur, & qu’après l'expé-dition , on répartit les frais de la campagne fur les quatre Provinces inté-reíîëes ; qu’Amílerdam & les villes maritimes fournissent trente vaisseaux &douze frégates, montés de grosse artillerie, de trois mille soldats & de dou-ze cens matelots. Ce plan fut accueilli, mais il entraîna encore quelquesdifficultés. (3)
Frédéric 111 , Roi de Dannemarck, étoit mort; Christian III, son fils,lui avoir succédé : il paroissoit moins éloigné de la paix. La Gouvernanteavoit promis de mettre un embargo fur les ports & s’étoit réservée de don-ner des permissions pour la navigation de l’Ouest & la pêche du hareng;mais les Lubecquois éludoient la défense, en faisant entrer les marchandisesdu Nord par Hambourg; Marie donnoit des permissions aux Flamans & auxZélandois, préférablement aux Hollandois. Ce qui, dans quelques villes,avoit causé des émeutes. D'ailleurs la flotte étoit prê te depuis longtems &le Sénat de Hambourg offroit fa médiation. Toutes ces choses engagerent Armementles Etats de presser la Gouvernante, de nommer un Amiral, de délivrer contre lesl’artillerie que FEmpereur devoir fournir, de déclarer de bonne prise les Liibec-marchandises de Lubec, quoique venant de Hambourg, de fixer leurs répon- 'i xms%fes au Sénat & de hâter le départ de la flotte. La Gouvernante nommaGérard de Merkere, ancien Amiral de Flandre, défendit l'entrée dés mar-chandises de Lubec, & demanda pour préliminaires une treve de trois mois,pendapt lesquels on travailleroit à la paix. Dès que Merkere approcha du nAmiralSund, l’Amiral de Lubec sc retira à l’emboucbure de l’Elbe, où Merkere de Lubecle tint bloqué ; de forte que les seuls vaisseaux des Pays-bas purent pénétrer blop‘é.dans la Baltique. Les Osterlingues se déterminèrent enfin h signer une trevede trente ans, & de rendre la liberté au commerce de Hollande. (4) 15
CO Beningh. Hist. d’Ooslf, L. IV, c. Zi, 39, 44 . 5». (a) Hist. à des
Prov. Unies T. IV, L. XI. (3) Idem Ibidem ubi Jupr. (4) Reigersb. Chron,de Zél. T. II.
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