Sf,ct. V.Hijl. deHollande.I482-I555-
Paix deCrepy.Pétition.
3 545 -
Enibarrasde la Hol-lande.
Pétition.
L’Empe-reur se pré-pare à laguerre con-tre laProtestans.
H les amu-3546 .
I.es Pro-te fi ans pé-nètrent sonsecret.
484 HISTOIRE DE HOLLANDE
par le défaut de subsistances & menacé par le Pape, Charles signa la paixde Crepy, (1) négociée par Eléonore la sœur & par.Granvelle. U re-tourna dans les Pays-bas & demanda de nouveaux secours à chaque Provin-ce en particulier. La Hollande fut taxée cent mille florins, qu’elle accorda,à condition que le centieme denier fur les marchandises feroit supprimé; cequi fut accordé : mais la perception de cette somme entraîna bien des dispu-tes par le défaut d’efpeces.
Le Concile étoit indiqué à Trente & les Evêques ne fe prestint pas des’y rendre, Charles, pour animer leur zele, renouvelîa les édits contre lesProtestans (2) & autorisa PEvêque d’CJtrecht à les citer à son tribunal. LesEtats qui craignoient de voir augmenter l’autorité des ecclésiastiques, pen--choient pour la Tolérance. D’autres foins les occupoient encore. Tandisqu’ils travailloient à la répartition des impôts , que la guerre, qui conti-nuoit entre la France & l’Angleterre, (3) les tenoit dans une continuelleinquiétude, que les Anglois mettoient des embarras à leur commerce, Char-les lit une nouvelle pétition de six cens mille florins payables dans quatre ans,& malgré la cherté des denrées & la rareté des efpeces, elle fut consentie.L'Empereur faisoit alors fes préparatifs de guerre contre les Protestans. Parle moyen de François I, il avoit obtenu une treve avec Soliman: il levoitde tous côtés des hommes & de Purgent. II. faisoit agir auprès de PElec-teur de Bavière pour le faire entrer dans fes vues. Lamoral Comte d’Eg-mond, Henri de Brederode, André bâtard de Waílènaar, montèrent à che-val, à la tête de la Noblefle Hollandoife. D’Egmond, Comte de Buuren,aífembloit les forces des Pays - bas, & Charles, après s’être fait inaugurerdans la Gueldre, (4) partit pour la Diette de Ratisbonne, où il devoir,difoit- il, terminer k Pamiable les affaires de religion. Mais quand les Pro-testans virent les Princes Catholiques s’aílèmbler de tous côtés, ils compri-rent qu’il les avoit joués. 11s s'aflèmblerent & lorfqu’ils fe virent en force,ils lui firent demander contre quels ennemis il deílinoic de si grands prépara-tifs & ils lui offrirent leurs secours: il répondit d’une maniéré équivoque &preflà fes Généraux de fe rendre h Ratisbonne. (z) 11 envoya le Cardinalde Trente à Rome & la ligue avec le Pape fut signée. Charles s’obligeoicd’entrer incessamment en campagne & de ne conclure la paix qu’avec le con-sentement du Pape, de protéger le Concile & de n'entrer dans aucun ac-commodement préjudiciable aux intérêts de PEglife & de la Religion. CePrince, pour mieux tromper les Protestans, leur écrivit que son intentionétoit de venger son autorité,de Pinsolence de certains réfractaires, & non detroubler la liberté des consciences. (6)
Les Protestans ne fe laissèrent point éblouir; ils fe préparèrent à la guer-re; mais ils ne purent obtenir des secours ni des Vénitiens, ni des Suiíîès,ni du Roi de France, ni du Roi d’Angleterre. Malgré la neutralité de ces-Puiííànces, ils furent en état de mettre fur pied, une armée de soixante - dix.
CO Dumont Corps Dipl. T. IV, part. 2. CO Repert. des Plac. de Holl.
C 3 .) Rapîn Thoyras Hist. d’Angl. T. V. (4) Ann. Belg. T. I. part. 1. Pont.Hiss Gelr. L. XIII. (5) Hist. gén. des Prov. Unies T. IV. L. 12. (6) Ro-
berts. Hist, de Charles V, L. VII.