Pétition.
Maximi-lien d'Eg-
OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sìîct. V. 487
tion au contingent de deux Electorats. Ce jugement servit de base à la Hifl.isconvention qui fut dressée dans la Diette; mais que Charles ne fit recevoir Hollande,qu’avec de grands efforts, aux Provinces, fans pouvoir détruire dans la Hol- J 4 !ì 2-i555.lande & la Zélande, l’idée de leur indépendance, (i) Tandis que les Etats ~ '
assemblés à Amsterdam délibéraient fur les moyens dassurer contre les Fran-çois & les Ecoíîòis, leur pêche & leur commerce, FEmpereur de retour àBruxelles, profita du moment où les licentes venoient d’ctre supprimées parun jugement du Conseil de Malines, pour faire une pétition de deux cens cin-quante mille florins, qui fut consentie fans difficulté. Vers la fin de cetteannée mourut Maximilien d’Egmond, Comte de Buuren, Capitaine Géné- Mort dsral des Pays-bas: il ne laissa d’autre enfant qu’Anne, qui fut son héritièreuniverselle; elle épousa en 1551, le jeune Prince d’Orange, qui recueillit mónltous les biens de Maximilien. (2)
Le Roi de Dannemarck avoit augmenté les droits du passage du Sund &vouloir les étendre fur les vins & le hareng: les Etats en porterent leursplaintes à l’Empereur, qui mit cette affaire en négociation: mais il obtintseulement que Te droit ne feroit porté que de deux florins & demi, à trois.
D’un autre côté, les Ecoffois troubloient la pêche. Les Etats fe plaigni-rent à FEmpereur du peu d’attention qu’on avoit apporté h la sûreté du c J m Z e f a f-eommerce, & lui représenteront qu’il n’étoit pas juste que ses sujets payas- ‘ urer Usent de grosses contributions pour cet objet, & fe trouvassent en même temsdans la néceílitéde veiller eux-mêmes à leur fureté. Charles fe chargea d’ar-mer vingt - cinq vaisseaux pour nettoyer les mers, moyennant un impôt de // négligecinq fols fur chaque barrique de vin. II obtint fa demande, mais il n’en fut ses engage-ras plus attentif à remplir fes engagemens. mens.
Charles avoit alors le projet de faire reconnoître Philippe, son fils, quiétoit dans la vingt-unieme année de son âge, légitime héritier des Pays-bas. Usait vs-L’austérité des mœurs de ce Prince, l’affection que le peuple fembloit mar- nir Phiiip-quer à Renoud de Brederode, qui avoit arboré les armes de Hollande, dé- $ e ’> on fi u ‘termineront FEmpereur h faire venir son fils : il arriva à la Cour Impérialede Bruxelles, le 25 Novembre. Les Etats de Brabant & ceux des autres Lefaître-Provinces reconnurent son droit de succession dans les formes ordinaires & il connaîtrefit le serment accoutumé de conserver les privilèges. (3) Charles, pour af-furer la succession à son petit - fils, en cas de prédécès du pere, & à fes fil- 6U ’les, si Fun & Tautre mouraient fans enfans & enfin à,fa sœur, établit le droitde représentation , auquel les coutumes s’opposoicnt & la succession des fem-mes au défaut des mâles. On observa que Charles avoit demandé que dansle ferment, son fils fut reconnu comme légitime Souverain Lt que les Etats évi-teront ce titre & ne Fappeìlerent que légitime Seigneur. (4) Philippe ac-compagné de la Gouvernante parcourut toutes les Provinces & fut unani- P arCs >urt lesmément reconnu; partout il fut reçu avec la plus grande pompe: des fom- Provinces,mes immenses furent dépensées. La Gueldre lui présenta treize mille Lysd’or dans un bassin. (5) Mais Philippe parut peu sensible à ces fêtes & aux
Charles fe-Jiarg 1furercommerce ,moyennantun impSt.
IS49.
Philippe
CO Hiil. gén. des Prov. Unies ubi íupr. Damant. Corp. Dïplom. T. IV mrr rr(2) E. de Veer Chr Q n. (3) Roberts. Hist. de Charles V, L. IX ' P /.\“bertf. ubi fupr. CO Méiu. de Jean de Hollander. Guích. L. II,
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