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43 (1782) La continuation de l'histoire du royaume de Suède, l'histoire des royaumes de Dannemarck et de Norvège et les six premières sections de l'histoire de Hollande ou des Provinces Unies
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Pétition.

Maximi-lien d'Eg-

OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sìîct. V. 487

tion au contingent de deux Electorats. Ce jugement servit de base à la Hifl.isconvention qui fut dressée dans la Diette; mais que Charles ne fit recevoir Hollande,quavec de grands efforts, aux Provinces, fans pouvoir détruire dans la Hol- J 4 !ì 2-i555.lande & la Zélande, lidée de leur indépendance, (i) Tandis que les Etats ~ '

assemblés à Amsterdam délibéraient fur les moyens dassurer contre les Fran-çois & les Ecoíîòis, leur pêche & leur commerce, FEmpereur de retour àBruxelles, profita du moment les licentes venoient dctre supprimées parun jugement du Conseil de Malines, pour faire une pétition de deux cens cin-quante mille florins, qui fut consentie fans difficulté. Vers la fin de cetteannée mourut Maximilien dEgmond, Comte de Buuren, Capitaine Géné- Mort dsral des Pays-bas: il ne laissa dautre enfant quAnne, qui fut son héritièreuniverselle; elle épousa en 1551, le jeune Prince dOrange, qui recueillit mónltous les biens de Maximilien. (2)

Le Roi de Dannemarck avoit augmenté les droits du passage du Sund &vouloir les étendre fur les vins & le hareng: les Etats en porterent leursplaintes à lEmpereur, qui mit cette affaire en négociation: mais il obtintseulement que Te droit ne feroit porté que de deux florins & demi, à trois.

Dun autre côté, les Ecoffois troubloient la pêche. Les Etats fe plaigni-rent à FEmpereur du peu dattention quon avoit apporté h la sûreté du c J m Z e f a f-eommerce, & lui représenteront quil nétoit pas juste que ses sujets payas- urer Usent de grosses contributions pour cet objet, & fe trouvassent en même temsdans la néceílitéde veiller eux-mêmes à leur fureté. Charles fe chargea dar-mer vingt - cinq vaisseaux pour nettoyer les mers, moyennant un impôt de // négligecinq fols fur chaque barrique de vin. II obtint fa demande, mais il nen fut ses engage-ras plus attentif à remplir fes engagemens. mens.

Charles avoit alors le projet de faire reconnoître Philippe, son fils, quiétoit dans la vingt-unieme année de son âge, légitime héritier des Pays-bas. Usait vs-Laustérité des mœurs de ce Prince, laffection que le peuple fembloit mar- nir Phiiip-quer à Renoud de Brederode, qui avoit arboré les armes de Hollande,- $ e> on fi utermineront FEmpereur h faire venir son fils : il arriva à la Cour Impérialede Bruxelles, le 25 Novembre. Les Etats de Brabant & ceux des autres Lefaître-Provinces reconnurent son droit de succession dans les formes ordinaires & il connaîtrefit le serment accoutumé de conserver les privilèges. (3) Charles, pour af-furer la succession à son petit - fils, en cas de prédécès du pere, & à fes fil- 6Ules, si Fun & Tautre mouraient fans enfans & enfin à,fa sœur, établit le droitde représentation , auquel les coutumes sopposoicnt & la succession des fem-mes au défaut des mâles. On observa que Charles avoit demandé que dansle ferment, son fils fut reconnu comme légitime Souverain Lt que les Etats évi-teront ce titre & ne Fappeìlerent que légitime Seigneur. (4) Philippe ac-compagné de la Gouvernante parcourut toutes les Provinces & fut unani- P arCs >urt lesmément reconnu; partout il fut reçu avec la plus grande pompe: des fom- Provinces,mes immenses furent dépensées. La Gueldre lui présenta treize mille Lysdor dans un bassin. (5) Mais Philippe parut peu sensible à ces fêtes & aux

Charles fe-Jiarg 1furercommerce ,moyennantun impSt.

IS49.

Philippe

CO Hiil. gén. des Prov. Unies ubi íupr. Damant. Corp. Dïplom. T. IV mrr rr(2) E. de Veer Chr Q n. (3) Roberts. Hist. de Charles V, L. IX ' P /.\bertf. ubi fupr. CO Méiu. de Jean de Hollander. Guích. L. II,

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