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Campagne de Piémont et de Lombardie en 1859 / par Amédée de Cesena
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L'ITAUK COAFÈbKftÉEment la pensée qui la dictée, afin de vous mettre à inéme de rectifier cequil pourrait y avoir dinexact dans les jugements quelle provoquera dela part des hommes politiques et des organes de lopinion publique dans pays vous résidez.

« Il y a trois ans bientôt, le gouvernement du roi, par lorgane de sesplénipotentiaires au congrès de Paris , en signalant à lattention de lEu­ rope létat fâcheux de lItalie , protestait contre l'extension de linfluenceautrichienne dans la Péninsule en dehors des stipulations des traités, etannonçait que, si lon ny portait remède, il pouvait en résulter des dan-gers graves pour la paix et la tranquillité du monde.

« Les représentations de la Sardaigne furent accueillies favorablementpar la France et par lAngleterre, et reproduites en quelque sorte dunemanière solennelle dans le sein même du congrès.

« I/Ilalie espéra alors, et les esprits parurent se calmer. Mais les espé-rances que cette manifestation dintérêt, delà part des puissances occi-dentales, avait fait naitre, se sont peu à peu dissipées.

« Létat de lItalie ne sest pas modifié. Linfluence prépondérante que1 Autriche y exerce en dehors des limites que les traités lui ont assignées,et qui constitue une menace constante pour la Sardaigne , a plutôt aug-menté que diminué.

« I) autre part, les autres États de la Péninsule ont persisté dans unsystème de gouvernement dont, le résultat ne pouvait être que le mécon-tentement des populations et une provocation au désordre.

« bien que les dangers dont la Sardaigne était menacée, par suite duntel état de choses, fussent devenus plus graves et plus imminents, la con-duite du gouvernement du roi a toujours été réglée par un esprit de con-venance et de réserve que tous les hommes de bonne foi ne sauraient serefuser de reconnaître.

« Si le gouvernement de Sa Majesté repoussa hautement les prétentionsde lAutriche , qui exigeait des modifications aux institutions du pays, ilna pas pris une altitude hostile à son égard, lorsque le cabinet deviennea cru devoir saisir un prétexte jugé futile par presque tous les hommesdEtat de lEurope , pour rompre avec éclat les relations diplomatiquesavec la Sardaigne .

« La Sardaigne sest bornée à rappeler de temps- en temps, aux gou-vernements avec lesquels elle entretient des rapports damitié, les tristesprévisions que les faits vérifiaient chaque jour, et à rappeler leur sollici-tude sur les conditions de la Péninsule.

. « Elle na jamais caché les préoccupations et la sympathie que lui in-spire l'état de la plupart des provinces italiennes ; mais, lorsquelle a cru