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L'ITAUK COA’FÈbKftÉEment la pensée qui l’a dictée, afin de vous mettre à inéme de rectifier cequ’il pourrait y avoir d’inexact dans les jugements qu’elle provoquera dela part des hommes politiques et des organes de l’opinion publique danslé pays où vous résidez.
« Il y a trois ans bientôt, le gouvernement du roi, par l’organe de sesplénipotentiaires au congrès de Paris , en signalant à l’attention de l’Eu rope l’état fâcheux de l’Italie , protestait contre l'extension de l’influenceautrichienne dans la Péninsule en dehors des stipulations des traités, etannonçait que, si l’on n’y portait remède, il pouvait en résulter des dan-gers graves pour la paix et la tranquillité du monde.
« Les représentations de la Sardaigne furent accueillies favorablementpar la France et par l’Angleterre, et reproduites en quelque sorte d’unemanière solennelle dans le sein même du congrès.
« I/Ilalie espéra alors, et les esprits parurent se calmer. Mais les espé-rances que cette manifestation d’intérêt, delà part des puissances occi-dentales, avait fait naitre, se sont peu à peu dissipées.
« L’état de l’Italie ne s’est pas modifié. L’influence prépondérante que1 Autriche y exerce en dehors des limites que les traités lui ont assignées,et qui constitue une menace constante pour la Sardaigne , a plutôt aug-menté que diminué.
« I) autre part, les autres États de la Péninsule ont persisté dans unsystème de gouvernement dont, le résultat ne pouvait être que le mécon-tentement des populations et une provocation au désordre.
« bien que les dangers dont la Sardaigne était menacée, par suite d’untel état de choses, fussent devenus plus graves et plus imminents, la con-duite du gouvernement du roi a toujours été réglée par un esprit de con-venance et de réserve que tous les hommes de bonne foi ne sauraient serefuser de reconnaître.
« Si le gouvernement de Sa Majesté repoussa hautement les prétentionsde l’Autriche , qui exigeait des modifications aux institutions du pays, iln’a pas pris une altitude hostile à son égard, lorsque le cabinet deviennea cru devoir saisir un prétexte jugé futile par presque tous les hommesd’Etat de l’Europe , pour rompre avec éclat les relations diplomatiquesavec la Sardaigne .
« La Sardaigne s’est bornée à rappeler de temps- en temps, aux gou-vernements avec lesquels elle entretient des rapports d’amitié, les tristesprévisions que les faits vérifiaient chaque jour, et à rappeler leur sollici-tude sur les conditions de la Péninsule.
„ . « Elle n’a jamais caché les préoccupations et la sympathie que lui in-spire l'état de la plupart des provinces italiennes ; mais, lorsqu’elle a cru