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au 00 e régiment d’in huilerie de ligue. Après la campagne de Kabylie , le15 avril 1852, il devenait colonel du 59 e régiment d’infanterie de ligne.
Déjà remarqué dans cette féconde campagne de la Kabylie , il se signalasurtout dans l’expédition de Crimée à laquelle il prit une part glorieuse,blessé à l’épaule gauche par un éclat de bombe devant Sébastopol , à la finde 1854, il fut promu, au commencement de 1855,- au grade de généralde brigade. Le 4 mai de la même année, il était de nouveau blessé à l'at-taque principale devant Sébastopol . Pendant le combat de nuit du ‘22 au25 du même mois, il se signalait avec tant d’éclat que son nom méritade figurer avec honneur, dans un ordre général de l’armée, au nombre deceux qui s’étaient distingués dans cette brillante affaire.
Mis en disponibilité en 185(5, appelé bientôt au commandement de l’unedes brigades de l’armée de Paris , puis désigné pour l’armée dllalie, legénéral de brigade lleurct débutait à Montebello comme un héros desanciens jours, et payait de sa personne comme au temps de la chevalerie.Sa rare capacité réunie à son éclatante bravoure lui promettait le plusbrillant avenir, lorsque la mort est venue l’enlever à la France et àl’armée.
La cavalerie sarde à eu sa large part de gloire dans la victoire de 31on-lebello. C’est même elle qui a eu l’honneur d’être la première engagée etd’avertir les Français de l’approche des Autrichiens. Le général de Sonnaz,qui la commandait, avait sous ses ordres les clievau-légers de Novare cld’Aoste , ainsi qu’une partie des chevau-légers de Montferrat.
Ce faible corps de cavalerie couvrait avec ses avant-postes la droite desFrançais au delà de Voghera Ce corps avait cent cinquante hommes àMontebello, cinquante autres à Casteggio, ancienne colonie romainedétruite par Annibal, dont le souvenir est resté dans la contrée. Surprispar l'arrivée de fortes colonnes autrichiennes, les deux cents hommes ontdû abandonner Montebello et Casteggio. Mais en se retirant, ils ont re-tardé par leurs charges valeureuses la marche de l’ennemi, donnant ainsià quelques-uns d’entre eux le temps de courir à Voghera avertir legénéral Forcy de l’arrivée des Autrichiens et à la division qu’il comman-dait celui de prendre les armes.
Dans le cours de la journée, le corps tout entier a contribué, par sescharges admirables, au triomphe des alliés. Un ordre du jour du lieute-nant général chef d’état-major de l’armée sarde signala, par ordre du roi,l’admirable attitude du corps de cavalerie. Son commandant, Gerbaixde Sonnaz, qui n’était que colonel, fut promu au grade de major généraldans l’arme. Le roi lui décerna également la médaille d’or de la Valeurmilitaire. Louis l’ilo Boyl de Putifiguri, lieutenant-colonel des chevau-