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de ce monarque. Ils étaient forts de six cents hommes. La cavalerie con-tinua à exécuter des feux.
Pendant la guerre de Sept-Ans, Frédéric II changea la tactique de la. cavalerie, en l'employant comme arme de choc. Jusqu’à ce moment, lacavalerie n’avait chargé qu’au trot, en faisant feu du fusil ou du pistolet.Frédéric la fit charger au galop, le sahre à la main. Il en a tracé les prin-cipes dans son Art de la guerre , en vers trop faibles pour mériter d’élrecités, mais qui contiennent pourtant d'utiles leçons.
Pendant les premières guerres de la Révolution, les cavaliers français suivirent l’exemple des Prussiens et bientôt les surpassèrent. Nos houzardsde la Liberté, nos chasseurs de la République mesurèrent souvent leurssabres avec succès contre ceux des terribles houzards prussiêns. Lors del’invasion de la Champagne , et plus tard, en 1806, les derniers ne purenttenir contre nos escadrons.
Au commencement de la Révolution, la cavalerie française était diviséeen grosse cavalerie et en cavalerie légère. La cavalerie légère ne compre-nait que des hussards et. des chasseurs ; les dragons formaient une armemixte.
Napoléon avait peu de cavalerie dans ses premières campagnes d’Italie ;mais avec quelle habileté iFsut l’employer ! En Égypte , où il eut à com-battre les meilleurs cavaliers du monde, il en lira également un grandparti.
Voici ce qu’il dit à ce sujet dans ses Mémoires :
« Cent cavaliers français ne craignaient pas cent mameluks ; trois centsétaient vainqueurs d’un pareil nombre, mille en combattaient quinzecents, tant est grande l’influence de la tactique, de l’ordre et des évolu-tions! Les généraux de cavalerie Murat, Leclerc, Lasalle, se présentaientaux mameluks sur plusieurs lignes; lorsque ceux-ci étaient sur le pointde dérober la première, la seconde se portait à son secours par la droiteet par la gauche ; les mameluks s’arrêtaient alors et convergeaient pourtourner les ailes de cette nouvelle ligne. C’était le moment qu’on saisis-sait pour les charger, ils étaient toujours rompus. »
Napoléon usa des méthodes d’Alexandre, d’Annibal, de César; il faisaitmanœuvrer sa cavalerie, avait peu de points vulnérables et se créait desplaces de dépôt, non des villages, mais des forts. Sous l’Empire, la cava-lerie française prit une extension prodigieuse et servit de modèle à l’Eu-rope . « L’infanterie d'une armée, disait-il, étant représentée par un, lacavalerie sera un quart, l’artillerie un huitième; mais il suffit que la cava-lerie soit le cinquième de l'infanterie. »
Au commencement de 1807, l’Empereur forma à Varsovie un régiment