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Campagne de Piémont et de Lombardie en 1859 / par Amédée de Cesena
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1/ITAM K CONFÉDÉRÉE 2".

de ce monarque. Ils étaient forts de six cents hommes. La cavalerie con-tinua à exécuter des feux.

Pendant la guerre de Sept-Ans, Frédéric II changea la tactique de la. cavalerie, en l'employant comme arme de choc. Jusquà ce moment, lacavalerie navait chargé quau trot, en faisant feu du fusil ou du pistolet.Frédéric la fit charger au galop, le sahre à la main. Il en a tracé les prin-cipes dans son Art de la guerre , en vers trop faibles pour mériter délrecités, mais qui contiennent pourtant d'utiles leçons.

Pendant les premières guerres de la Révolution, les cavaliers français suivirent lexemple des Prussiens et bientôt les surpassèrent. Nos houzardsde la Liberté, nos chasseurs de la République mesurèrent souvent leurssabres avec succès contre ceux des terribles houzards prussiêns. Lors delinvasion de la Champagne , et plus tard, en 1806, les derniers ne purenttenir contre nos escadrons.

Au commencement de la Révolution, la cavalerie française était diviséeen grosse cavalerie et en cavalerie légère. La cavalerie légère ne compre-nait que des hussards et. des chasseurs ; les dragons formaient une armemixte.

Napoléon avait peu de cavalerie dans ses premières campagnes dItalie ;mais avec quelle habileté iFsut lemployer ! En Égypte , il eut à com-battre les meilleurs cavaliers du monde, il en lira également un grandparti.

Voici ce quil dit à ce sujet dans ses Mémoires :

« Cent cavaliers français ne craignaient pas cent mameluks ; trois centsétaient vainqueurs dun pareil nombre, mille en combattaient quinzecents, tant est grande linfluence de la tactique, de lordre et des évolu-tions! Les généraux de cavalerie Murat, Leclerc, Lasalle, se présentaientaux mameluks sur plusieurs lignes; lorsque ceux-ci étaient sur le pointde dérober la première, la seconde se portait à son secours par la droiteet par la gauche ; les mameluks sarrêtaient alors et convergeaient pourtourner les ailes de cette nouvelle ligne. Cétait le moment quon saisis-sait pour les charger, ils étaient toujours rompus. »

Napoléon usa des méthodes dAlexandre, dAnnibal, de César; il faisaitmanœuvrer sa cavalerie, avait peu de points vulnérables et se créait desplaces de dépôt, non des villages, mais des forts. Sous lEmpire, la cava-lerie française prit une extension prodigieuse et servit de modèle à lEu-rope . « Linfanterie d'une armée, disait-il, étant représentée par un, lacavalerie sera un quart, lartillerie un huitième; mais il suffit que la cava-lerie soit le cinquième de l'infanterie. »

Au commencement de 1807, lEmpereur forma à Varsovie un régiment