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Campagne de Piémont et de Lombardie en 1859 / par Amédée de Cesena
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1/ITALIE CONFÉDÉRÉEdeux jours avant la célèbre bataille de Castiglione, Bonaparte défitWurmser , le futur empereur battit dabord laile droite des Autrichiens,préludant, par ce premier succès, à sa grande victoire du surlende-main.

Cest à son quartier général de Lonato que lempereur Napoléon III areçu les adresses par lesquelles les municipalités des cités de Rergame,de Yarèse et de Brescia exprimaient à Sa Majesté, au nom des populationsde ces villes, leurs sentiments de reconnaissance et de dévouement.

Lheure approche la célèbre date du 5 août 1790 aura pour glorieuxpendant la date non moins illustre du 24 juin 1859. Mais, avant de dé-crire la mémorable bataille de Solferino, je vais esquisser la topographiedu théâtre de cette lutte gigantesque, dans laquelle quatre cent millehommes se sont heurtés les uns contre les autres. Ce théâtre est à peuprès celui fut livré le combat de Castiglione, avec cet autre point deressemblance que Wurmser avait remplacé Beaulieu, comme Schlick suc-cédait à Giulay dans le commandement de larmée autrichienne . Seule-ment, Schlick dirigeait à Solferino les colonnes autrichiennes sous l'auto-rité suprême de lempereur dAutriche , et sans doute aussi daprès lesconseils du baron de Iless.

Ceux qui veulent se faire une idée exacte du champ de bataille du24 juin doivent se représenter une chaîne de mamelons qui, commençantdans les environs de Castiglione et à peu de distance de Montechiari, sedéroule en forme de croissant jusquà Cavriana, d se repliant par Cas-tcllaro, Pozzolongo et San-Martino, elle côtoie Descnzano, sur le lac de Garde , et se perd dans ces contre-forts des Alpes quon appelle les mon-tagnes de Brescia et de Bergame . Ces hauteurs sont ordinairement boi-sées ou couvertes de vignes sur les versants, nues au sommet, quand cescrêtes ne sont pas couronnées par des châteaux du moyen âge ou par destours, que les Autrichiens devaient utiliser, comme à Castiglione, Solfe­ rino , Cavriana, Pozzolongo.

Par un chemin étroit, sinueux, qui passe entre des blés, des mûrierset des vignes, et longe le pied dune longue chaîne de collines depuis Cas-tiglione jusquà la plaine de San-Martino, on arrive au village de Solfe-rino, que dominent la hauteur et la tour du même nom, celle que lonappelle la Spia d'Italia, lEspion de lItalie .

Cavriana ou Cavriano, comme portent les cartes italiennes, est à quatreou cinq kilomètres du Mincio, sur la rive droite du fleuve, en face de Va-lcggio, située de lautre côté et à deux kilomètres. Le quartier général delempereur dAutriche avait été transféré de Yillafranca à Yaleggio. Ca-vriana est à gauche de la route de Brescia à Mantoue , par Castiglione et